Économie
La précarité des familles sans-papiers face à la politique migratoire américaine
Des milliers de foyers se retrouvent au bord de l’expulsion après les arrestations massives d’immigrés en Californie.
À Buena Park, en banlieue de Los Angeles, Martha tente de maintenir un équilibre précaire depuis l’arrestation de son mari par les services de l’immigration. Cette mère de deux enfants, employée de nuit dans une usine, peine à assumer seule les 2 050 dollars de loyer mensuel pour son modeste appartement. Comme elle, des centaines de familles latino-américaines subissent de plein fouet les conséquences des récentes opérations menées par les autorités fédérales.
La région, où un tiers des habitants est issu de l’immigration, compte déjà la plus importante population sans-abri du pays après New York. Les arrestations ciblant les travailleurs sans-papiers, souvent employés dans des secteurs précaires comme les stations de lavage automobile ou le bâtiment, ont plongé de nombreux foyers dans une instabilité financière critique. Selon des documents internes, plus de 60 % des personnes interpellées en juin n’avaient aucun antécédent judiciaire.
Les associations locales tirent la sonnette d’alarme. Le CLEAN Carwash Worker Center, qui accompagne plus de 300 familles, a déjà dépensé 30 000 dollars pour éviter des expulsions locatives. Mais ces aides ponctuelles ne suffisent pas à endiguer une crise qui s’aggrave. Les autorités municipales et régionales, conscientes de l’urgence, envisagent la création de fonds d’aide alimentés par des dons privés. Des cartes prépayées de quelques centaines de dollars pourraient être distribuées, une mesure jugée insuffisante par les défenseurs des droits des migrants.
Certains militants réclament un moratoire sur les expulsions, à l’image des dispositifs mis en place pendant la pandémie. Sans une réponse structurelle, la situation risque de faire basculer davantage de ménages dans la rue. Maria Martinez, dont le mari a été arrêté en juin, incarne ce quotidien de plus en plus fragile. Avec une allocation handicap de 1 000 dollars, elle dépend désormais de ses enfants pour payer son loyer. « On s’en sort tout juste », confie-t-elle, résumant une détresse partagée par des milliers d’autres.
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