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La liquidation de Brandt scelle la fin de son avenir industriel français
Le tribunal de Nanterre a privilégié la proposition du distributeur Cafom pour les actifs immatériels et les stocks, enterrant définitivement les projets de relance de la production sur le sol national.
Le destin industriel de la dernière grande marque française d’électroménager vient de connaître un tournant décisif. Vendredi, le tribunal des activités économiques de Nanterre a retenu l’offre du groupe Cafom, un distributeur spécialisé dans l’équipement de la maison présent notamment dans les Outre-mer. Cette proposition, évaluée à 18,6 millions d’euros, porte sur l’acquisition des marques historiques du groupe Brandt, telles que De Dietrich, Sauter et Vedette, ainsi que sur les brevets et un important stock de produits. Elle a été préférée à trente-cinq autres offres, dont plusieurs visaient à pérenniser des activités de fabrication en France.
Parmi les projets écartés figurait notamment une initiative portée par la région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole, en partenariat avec une entreprise néo-calédonienne. Ce plan ambitionnait de redémarrer la production dans les sites historiques situés près d’Orléans et de Vendôme. Les élus locaux ont exprimé leur profonde déception, estimant que ce choix acte la disparition du savoir-faire industriel associé à la marque et représente un recul dans les efforts de réindustrialisation du territoire. L’offre de l’homme d’affaires Stephan Français, qui envisageait de sauvegarder une partie des emplois sur le site d’Orléans en associant l’activité électroménager à celle de produits électroniques, n’a pas non plus été retenue par la justice.
Cette décision judiciaire signifie concrètement la fermeture définitive des usines françaises de Brandt. Les salariés, anticipant cette issue, semblent déjà engagés dans une démarche de reconversion. Une session de recrutement organisée mercredi à Orléans a ainsi rassemblé plusieurs centaines d’entre eux, marquant un premier pas vers la recherche d’un nouvel emploi. Le rachat par Cafom, qui possède des enseignes comme But ou Darty, oriente désormais l’avenir de ces marques emblématiques vers une logique purement commerciale et distributive, mettant un terme à près d’un siècle de fabrication d’électroménager en France.
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