Nous rejoindre sur les réseaux

News

La justice française bloque l’exportation d’une Pascaline historique

Article

le

Le tribunal administratif de Paris a suspendu l’autorisation de sortie du territoire pour cette calculatrice du XVIIe siècle, considérant qu’elle pourrait être classée trésor national.

Le tribunal administratif de Paris a prononcé une mesure conservatoire interdisant temporairement l’exportation d’une machine à calculer inventée par Blaise Pascal en 1642. Cette décision intervient à la veille de la mise aux enchères prévue chez Christie’s à Paris, où l’instrument était estimé entre deux et trois millions d’euros. Les magistrats ont estimé que la valeur historique et scientifique exceptionnelle de cet objet justifiait son éventuel classement comme trésor national.

Cette suspension fait suite à une requête déposée par des opposants à la vente, qui craignaient de voir ce patrimoine scientifique quitter le territoire français. L’avocate représentant les chercheurs et associations à l’origine du recours a salué une décision qui ouvre la possibilité d’une reconnaissance officielle du statut de trésor national avant toute transaction. Elle a précisé que la procédure ne visait pas à empêcher la vente elle-même, mais à garantir la préservation de ce bien culturel en France.

L’exemplaire concerné représente une pièce unique parmi les neuf Pascaline connues dans le monde. Spécialement conçu pour l’arpentage, il permettait de calculer les mesures anciennes en pieds, toises et pouces. Seules huit machines de cette époque sont répertoriées, dont six conservées dans des musées français et deux autres en Allemagne. Les experts soulignent que cet instrument aurait été développé sur commande pour des personnalités proches du roi Louis XIV.

La juridiction a notamment relevé des incertitudes concernant la légalité du certificat d’exportation délivré par le ministère de la Culture. La maison de ventes aux enchères n’était pas en mesure de confirmer si la vente pourrait se tenir comme prévu suite à cette décision judiciaire.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus