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Culture

La disparition de Jacqueline de Ribes, figure intemporelle de l’élégance française

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L’aristocrate et créatrice, muse des plus grands couturiers et incarnation d’un art de vivre parisien, s’est éteinte à l’âge de 96 ans.

Jacqueline de Ribes s’est éteinte en Suisse. Cette personnalité majeure de la mode et de la vie mondaine, souvent désignée comme la dernière reine de Paris, laisse derrière elle une empreinte indélébile sur près d’un siècle d’élégance. Née Jacqueline de La Bonninière de Beaumont en 1929, elle épouse à dix-neuf ans Édouard de Ribes et s’impose rapidement comme une silhouette incontournable des salons et des défilés les plus prestigieux.

Dès les années 1950, son nom figure parmi ceux des femmes les mieux habillées au monde, reconnaissance officialisée par son entrée au Hall of Fame de la mode en 1962. Proche d’Yves Saint Laurent et de Valentino Garavani, elle se lance elle-même dans la création au début des années soixante, soutenue par Pierre Bergé. Ses collections rencontrent un succès immédiat, notamment aux États-Unis, où elle trouve son principal marché. Elle dirigera sa maison de couture jusqu’en 1995.

Au-delà de la mode, Jacqueline de Ribes a marqué le monde culturel. Le Metropolitan Museum of Art de New York lui a consacré une importante rétrospective en 2015, présentant une soixantaine de pièces issues de sa garde-robe personnelle. Avec son époux, elle a également constitué une remarquable collection d’art, dispersée en 2019 lors d’une vente aux enchères qui a totalisé plus de vingt-deux millions d’euros.

Sa disparition clôt un chapitre d’une certaine idée de Paris, alliant un chic intransigeant, un esprit mondain et une liberté absolue. Elle restera comme une aristocrate du goût, dont le style demeure une référence absolue.

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