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Faits Divers

La défense de Cédric Jubillar, une cause pour les principes judiciaires

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_**Le nouvel avocat de l’homme condamné pour la disparition de son épouse inscrit son action dans un cadre plus large, dénonçant une condamnation qu’il estime dépourvue de preuves matérielles.**_

Pierre Debuisson, désormais en charge de la défense de Cédric Jubillar, a récemment exposé sa vision de ce dossier. Selon lui, l’enjeu dépasse la seule situation de son client pour toucher à un principe fondamental du droit. Il affirme que la condamnation prononcée en première instance, en l’absence de preuves directes, représenterait une dérive préjudiciable à l’ensemble du système judiciaire.

Cédric Jubillar a été reconnu coupable du meurtre de son épouse Delphine, dont le corps n’a jamais été retrouvé, et condamné à trente ans de réclusion criminelle en octobre dernier. L’intéressé, maintenu à l’isolement depuis son incarcération en juin 2021, maintient fermement son innocence et a fait appel de ce verdict. La tenue de son nouveau procès devant la cour d’assises de Toulouse est attendue, sans qu’une date ne soit encore arrêtée.

L’avocat, qui a été choisi pour remplacer les précédents conseils, explique que son client aborde désormais la procédure avec une détermination accrue. Il indique que Cédric Jubillar, initialement confiant dans un acquittement en première instance, a pris la mesure de la complexité judiciaire et se montre résolu à se battre pour établir son innocence.

La cour d’assises du Tarn avait justifié sa décision en invoquant un faisceau d’indices. Elle avait notamment retenu la personnalité de l’accusé, jugée compatible avec un passage à l’acte, son refus d’accepter la séparation, ainsi que divers témoignages. Ces éléments avaient été considérés comme suffisants pour établir sa responsabilité dans la disparition survenue à Cagnac-les-Mines en décembre 2020.

La défense annonce vouloir adopter une stratégie de rupture, contestant globalement le traitement du dossier depuis son origine. Pierre Debuisson évoque par ailleurs une dégradation de l’état de santé de son client, qu’il attribue à des conditions de détention qu’il qualifie d’indignes. Il estime que cette situation compromet les conditions nécessaires à un procès équitable en appel.

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