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Économie

La colère des électriciens et gaziers s’allume en cette rentrée sociale

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Un mouvement de grève massif a débuté ce mardi dans le secteur de l’énergie, avec des revendications salariales et fiscales qui pourraient annoncer une période de tensions sociales.

Plus de deux cent cinquante piquets de grève ont été dressés à travers le territoire national par les salariés d’EDF et d’Engie. Ce mouvement de vingt-quatre heures, reconductible, intervient dans un contexte de fortes attentes sur les salaires et la fiscalité de l’énergie. Bien que distinct des mobilisations annoncées contre l’exécutif, il pourrait constituer un indicateur significatif du climat social en cette rentrée.

Dans les centrales nucléaires, la mobilisation apparaît particulièrement suivie. À Penly, en Seine-Maritime, près de 90 % des agents de quart se sont déclarés grévistes dès le début de la matinée. Les syndicalistes annoncent pour l’instant un filtrage modéré aux entrées des sites, tout en laissant planer la menace d’un blocage complet si les négociations n’aboutissent pas favorablement.

La CGT, seule organisation à l’origine de cet appel à la grève, réclame notamment l’abrogation de la réforme des retraites, une baisse de la TVA sur l’énergie et des mesures salariales immédiates. Parmi celles-ci figure l’alignement du premier échelon de salaire sur le Smic, actuellement inférieur de près de 10 %. D’autres syndicats, comme la CFDT, partagent certaines préoccupations mais privilégient pour l’instant la voie du dialogue avec la direction.

La direction d’EDF a pour sa part communiqué un taux de grève provisoire de 7,64 % sur l’ensemble de ses effectifs, un chiffre appelé à évoluer en fin de journée. Certaines centrales ont déjà signalé une baisse de production, notamment dans le parc hydraulique, où des pertes de puissance ont été enregistrées.

Si le mouvement actuel reste centré sur des revendications professionnelles, certains syndicalistes n’excluent pas une convergence avec les appels citoyens à la mobilisation du 10 septembre. Des assemblées générales sont d’ores et déjà prévues sur plusieurs sites pour envisager la reconduction du mouvement. La CGT doit faire jeudi matin un point sur les avancées obtenues avant de décider de la suite des opérations.

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