Monde
La Biélorussie sous le feu des critiques internationales pour violations des droits humains
La communauté internationale a vivement condamné Minsk lors d’un examen à l’ONU, dénonçant une répression systématique tandis que les autorités biélorusses rejettent ces accusations en les qualifiant d’ingérence.
De nombreux pays ont exprimé leur profonde préoccupation concernant la dégradation de la situation des droits humains en Biélorussie lors d’un examen périodique universel au siège des Nations unies à Genève. Les délégations diplomatiques ont pointé du doigt des pratiques qualifiées de répression systématique, de persécutions politiques et d’actes de torture généralisés. Certains représentants ont même évoqué la possibilité que ces agissements puissent constituer des crimes contre l’humanité.
Le représentant norvégien a exhorté les autorités biélorusses à mettre un terme aux détentions arbitraires, aux mauvais traitements et à la persécution des opposants politiques et de leurs proches. Cette position a été partagée par plusieurs autres délégations, dont celle du Royaume-Uni, qui a dénoncé la suppression des libertés fondamentales depuis 2020, affectant particulièrement la société civile et les médias indépendants.
En réponse, le vice-ministre biélorusse des Affaires étrangères a fermement rejeté ces critiques, les qualifiant d’ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du pays. Il a contesté la qualification de « prisonniers politiques » pour les personnes incarcérées, estimant que cette terminologie exagérait largement la réalité. La représentante permanente de la Biélorussie a pour sa part accusé les pays occidentaux de manipuler le débat sur les élections présidentielles pour justifier l’imposition de sanctions.
Parallèlement à ces échanges, plusieurs diplomates ont appelé Minsk à cesser son soutien à l’offensive russe en Ukraine. Le représentant russe présent dans la salle a dénoncé une approche politisée de la part des États occidentaux concernant la situation biélorusse. Les organisations de défense des droits humains maintiennent pour leur part leur évaluation d’environ un millier de détenus politiques dans le pays, dont nombreux ont été arrêtés suite aux contestations électorales de 2020.
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