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Économie

La Banque de France tempère ses perspectives économiques face aux tensions géopolitiques

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L’institution monétaire a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour les prochaines années, invoquant la dégradation du contexte international et la pression sur les coûts de l’énergie.

La Banque de France a présenté une mise à jour de ses projections macroéconomiques, marquée par un assombrissement des perspectives. L’institution anticipe désormais une expansion du produit intérieur brut de 0,9 % pour l’année 2026, puis de 0,8 % en 2027. Ces chiffres représentent un ajustement à la baisse par rapport aux estimations précédentes. Cette révision s’explique principalement par la dégradation de l’environnement géopolitique et ses répercussions sur les marchés énergétiques mondiaux.

Dans son scénario central, l’établissement table sur une résolution relativement rapide des conflits en cours et une hausse temporaire des cours des hydrocarbures. Malgré ce contexte difficile, la croissance française devrait, selon cette hypothèse, retrouver un rythme plus soutenu à partir de 2028, portée par la demande intérieure et les exportations. L’inflation, mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé, est attendue à 1,7 % pour l’année en cours, avant de se modérer les années suivantes.

Consciente de l’incertitude exceptionnelle qui prévaut, la Banque de France a également élaboré deux scénarios alternatifs moins favorables. Ces derniers intègrent l’hypothèse de perturbations plus sévères et prolongées des approvisionnements énergétiques, susceptibles de provoquer une envolée plus marquée des prix. Dans le cas le plus défavorable, l’inflation pourrait ainsi atteindre 3,3 % cette année, tandis que la croissance ralentirait sensiblement. L’institution souligne toutefois que, même dans cette configuration, l’économie nationale éviterait une contraction.

Les autorités monétaires affirment maintenir leur vigilance et leur capacité à agir pour garantir la stabilité des prix à moyen terme. Elles rappellent que l’objectif de maîtrise de l’inflation autour de 2 % demeure prioritaire pour les années à venir. Cette révision des prévisions intervient alors que d’autres organismes statistiques ont également procédé à des ajustements similaires, reflétant un consensus sur les risques qui pèsent sur la conjoncture européenne.

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