Nous rejoindre sur les réseaux

Culture

Jean-Max Rivière, l’architecte des plus grandes mélodies de la chanson française, s’est éteint

Article

le

Le parolier qui a offert ses mots à Brigitte Bardot, Juliette Gréco ou France Gall vient de disparaître à l’âge de 88 ans, laissant derrière lui un héritage musical considérable.

Jean-Max Rivière s’est éteint samedi à Royan, en Charente-Maritime. Sa famille a confirmé la nouvelle de son décès. Pendant plusieurs décennies, cet auteur a marqué de son empreinte le paysage musical francophone en collaborant avec les plus grandes voix de son temps. Parmi elles figurent notamment Brigitte Bardot, pour laquelle il a écrit en 1962 « La Madrague », mais aussi Dalida, Françoise Hardy, Sylvie Vartan ou Serge Reggiani.

Aux côtés du compositeur Gérard Bourgeois, disparu en 2016, il a formé l’un des duos créatifs les plus féconds des années soixante et soixante-dix. Leur collaboration a donné naissance à des centaines de titres, interprétés par des artistes aussi variés que Les Compagnons de la chanson, Michel Delpech ou encore Dalida. Pour France Gall, ils ont signé en 1966 « Il neige » et « Tu n’as pas le droit », tandis que Serge Reggiani connaissait un franc succès deux ans plus tard avec « Il suffisait de presque rien ».

Outre son travail d’auteur, Jean-Max Rivière a également œuvré au sein de la Sacem, dont il a longtemps siégé au conseil d’administration. Il s’est aussi illustré dans l’adaptation de chansons étrangères, comme ce tube américain « I Only Want to Be with You » qu’il a transposé en français pour Richard Anthony sous le titre « À présent tu peux t’en aller ». Sa carrière l’a même conduit à participer à l’opéra-rock « La Révolution française » de Claude-Michel Schönberg et Alain Boublil.

Artiste complet, il a également enregistré plusieurs disques dans les années 1960. Sur les réseaux sociaux, le chanteur Alain Turban lui a rendu un hommage appuyé, saluant en Jean-Max Rivière « l’homme à qui je dois toute ma carrière » et rappelant des titres comme « Marionnette » ou « Quatrième dimension ». Sa disparition laisse un vide dans le monde de la chanson, mais son œuvre continue de résonner.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus