Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

Golfe Persique : une flotte de pétroliers à l’arrêt menace les écosystèmes marins

Article

le

Greenpeace alerte sur les conséquences environnementales du blocage maritime dans la région, évoquant un volume de brut équivalent à la consommation annuelle d’un pays européen.

L’organisation non gouvernementale Greenpeace a publié une mise en garde concernant la situation dans le golfe Persique. Selon ses analyses, plus de soixante-huit navires-citernes, immobilisés dans le détroit d’Ormuz en raison des tensions régionales, représentent une menace significative pour l’environnement. Leur cargaison totale est estimée à environ quatorze millions de tonnes d’hydrocarbures.

Ces navires, dont les mouvements sont fortement réduits depuis la dégradation du contexte sécuritaire, stationnent dans une zone maritime abritant des habitats sensibles. Récifs coralliens, mangroves et prairies sous-marines pourraient être gravement affectés en cas d’incident. L’ONG souligne que les conditions actuelles, marquées par des perturbations des systèmes de navigation et des hostilités, augmentent les risques d’accident.

Le volume de pétrole concerné est comparé par Greenpeace à la consommation annuelle de brut d’un État comme la Grèce. Une porte-parole de l’organisation a insisté sur les conséquences potentielles pour les populations côtières et leurs moyens de subsistance, qui dépendent d’écosystèmes vulnérables. Elle a appelé à un cessez-le-feu immédiat et au retour à un cadre diplomatique, considérant que la poursuite des affrontements sert principalement les intérêts des industries fossiles.

Les observations de trafic maritime confirment une nette diminution du passage dans ce corridor stratégique. Seuls quelques navires marchands ont été enregistrés ces derniers jours, une baisse qui confirme l’ampleur de la paralysie du transit. Des sources analytiques indépendantes avaient déjà fait état d’un effondrement du trafic pétrolier dans la zone, évalué à une réduction de plus de quatre-vingt-dix pour cent sur une semaine.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus