Monde
Golfe persique : le quotidien sous les missiles des marins pris au piège
Des centaines de navires sont immobilisés dans une zone de conflit. À bord, les équipages vivent au rythme des frappes et dans l’incertitude la plus totale, comme en témoigne un marin chinois contacté par nos soins.
Le paysage maritime au large de Dubaï est désormais rythmé par le sifflement des projectiles et le grondement des impacts. Pour Wang Shang, marin sur un transporteur de gaz, cette réalité est devenue le cadre anxiogène de son existence depuis quinze jours. Son navire, comme des centaines d’autres, est immobilisé à une trentaine de milles nautiques des côtes, pris dans l’étau du blocus iranien du détroit d’Ormuz. « Nous assistons chaque jour au départ de missiles et nous entendons les explosions », confie-t-il, décrivant une sensation de danger permanent.
La proximité du conflit s’est brutalement imposée à son équipage lorsqu’un cargo, le Source Blessing, a été touché à une distance qu’il estime à moins de deux milles nautiques. L’incident, survenu avant l’aube, a laissé place au jour levant à un épais panache de fumée noire, un spectacle que le marin a capturé en vidéo. L’armateur a confirmé l’attaque sans pouvoir en identifier formellement l’origine, illustrant le flou qui entoure ces événements.
La fermeture du détroit, annoncée par les autorités iraniennes sur les fréquences radio internationales, a figé toute la circulation. Depuis, l’attente est ponctuée par la surveillance obsessive de la VHF, canal 16, où les navires s’échangent des informations en l’absence totale de communication officielle. Cette absence de directives claires alimente l’inquiétude, notamment face à la rumeur persistante d’un possible minage des voies de navigation.
Au-delà du péril physique, une autre angoisse préoccupe les hommes restés à bord, celle de leur situation financière. Wang Shang évoque avec amertume le fossé entre les risques encourus et la rémunération. Alors que des rumeurs font état de doubles salaires sur certains bâtiments, il craint de ne percevoir qu’une prime de guerre dérisoire, totalement inadaptée à l’exposition au danger. Cette précarité, ajoutée à l’isolement, dessine les contours d’une crise humanitaire en mer, où des milliers de marins se retrouvent otages d’une escalade géopolitique.
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