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Fichage illégal à Nice : Éric Ciotti sous enquête judiciaire

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Le président du département des Alpes-Maritimes est accusé d’avoir constitué des listes d’administrés comprenant des données sensibles, une pratique prohibée par la loi.

La justice s’intéresse de près aux méthodes de travail d’Éric Ciotti. Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes et figure politique locale est soupçonné d’avoir mis en place un système de fichage illégal concernant plusieurs centaines d’habitants de Nice. Selon des informations concordantes, ces fichiers contiendraient des renseignements personnels tels que la religion, la profession, voire le handicap des personnes répertoriées.

Un signalement a été transmis au parquet de Nice par un lanceur d’alerte, déclenchant une enquête préliminaire. Les investigations ont conduit à des perquisitions menées par la police judiciaire, notamment au siège du département. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a également été saisie, ces pratiques étant contraires aux règles encadrant le traitement des données personnelles.

Les documents en question, consultés par des médias, révèlent une organisation méticuleuse. Près de 800 noms y figurent, accompagnés de mentions telles que « confession juive », « non-voyant » ou encore « Italien ». Ces annotations, qui semblent servir à cibler les interlocuteurs en fonction de leurs spécificités, soulèvent des questions sur leur légalité. Le conseil départemental, sollicité pour réagir, a choisi de ne pas commenter l’affaire.

Cette affaire intervient dans un contexte politique tendu pour Éric Ciotti, dont les ambitions municipales à Nice sont connues. Elle s’ajoute à d’autres contentieux judiciaires le concernant, notamment une enquête pour détournement de fonds publics. Les prochaines semaines devraient préciser l’étendue des implications de ce dossier, qui pourrait avoir des répercussions sur sa carrière politique.

1 Commentaire

1 Commentaire

  1. Jean Luc wackernie

    18 août 2025 at 17 h 20 min

    En 2013/2014 alors que je faisais la gestion de la CGT préfecture de police au sein de l administration policière, ce syndicat a fiché les musulmans en marquant a côté de leurs noms : musulmans, j ai rapporté les faits en ajoutant que pour ceux de confession juive, is pouvaient être marqués juifs… il n’y a eu aucune sanction envers ce syndicat CGT ni correction étant donné que le commissaire du service était ami avec la chef CGT du poste de police en cause

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