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Des médias norvégiens passent à l’offensive contre Meta

Des escrocs publient sur Facebook de fausses publicités portant l’image de grands titres norvégiens pour piéger les internautes. Meta facture la…

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Des médias norvégiens passent à l'offensive contre Meta

Des escrocs publient sur Facebook de fausses publicités portant l’image de grands titres norvégiens pour piéger les internautes. Meta facture la diffusion, et les médias victimes lui donnent jusqu’au 2 novembre pour changer de posture.

L’Association norvégienne des entreprises de médias (MBL) et la radio-télévision publique NRK ont franchi un cap. Elles ont adressé une mise en demeure à la filiale irlandaise de Meta, la maison mère de Facebook, avec une échéance fixée au 2 novembre. Passé ce délai, une action en justice est sur la table. En clair, les médias du pays ne se contentent plus de réclamer des mesures à grands cris. Ils mettent le groupe américain face à ses responsabilités.

Le procédé est bien rodé. Des escrocs achètent des emplacements publicitaires sur Facebook et se font passer pour des rédactions connues, en reprenant leurs codes visuels. Le faux article attire l’internaute, qui se retrouve redirigé vers un site frauduleux. Meta, lui, encaisse de l’argent pour chaque diffusion. C’est tout le cœur du reproche. Le groupe approuve les annonces, facture leur mise en ligne et les pousse vers des publics ciblés.

« Les escrocs empruntent la crédibilité des médias norvégiens pour tromper les gens, tandis que Meta se fait payer pour diffuser les publicités », a déclaré la présidente de la MBL, Lene Eltvik Vindfeld. Selon elle, le préjudice frappe sur trois fronts à la fois. Les personnes escroquées, les personnalités dont le visage est détourné, et la confiance du public dans le journalisme.

Cette bataille ne date pas d’hier. Les médias du pays alertent depuis longtemps sur ces publicités trompeuses, sans obtenir de réponse à la hauteur. La MBL estime que Meta a sa part de responsabilité, puisqu’elle valide les annonces, facture leur diffusion et les présente à des utilisateurs ciblés. Ses exigences sont concrètes. Un contrôle renforcé de l’identité des annonceurs et des adresses internet employées. Et une compensation financière correspondant aux bénéfices tirés de ces publicités litigieuses. Sollicité pour un commentaire, Meta n’avait pas réagi dans l’immédiat.

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