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Culture

Chloé réenchante le folklore à l’aube de l’hiver 2026

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La maison a ouvert jeudi le quatrième jour de la Semaine de la mode parisienne avec une collection imprégnée de références bohèmes et chamaniques, un hommage délicat aux racines et à l’artisanat.

Le vestiaire dévoilé par Chemena Kamali pour Chloé a transporté l’audience vers un univers où le savoir-faire rencontre la nostalgie. Les silhouettes, volontairement ancrées dans une esthétique folk des années 1970, mêlaient dentelles ajourées, crêpe de soie superposé et motifs de carreaux évoquant l’Ouest américain. Des cols cape laissaient deviner des dos nus, tandis que des jupons brodés de fleurs sur fond noir dialoguaient avec des blouses structurées aux épaules marquées, rappelant certains codes vestimentaires emblématiques de la décennie.

L’attention portée aux détails a souligné cette quête d’authenticité. Des bijoux capillaires, chaînettes et spirales métalliques enroulées dans des tresses, évoquaient l’imaginaire de l’attrape-rêve. La présence de cuissardes épaisses en peau de mouton retournée a apporté une touche de rusticité assumée. La créatrice a expliqué vouloir explorer la notion de folklore, définie comme l’ensemble des récits, croyances et techniques partagés par une communauté. Dans un contexte mondial perçu comme frénétique, cette collection se présente comme un plaidoyer pour l’empathie, les liens humains et une connexion spirituelle au passé. L’ensemble, d’une grande maîtrise, cultive ce romantisme évanescent caractéristique de la maison, avec une fidélité parfois presque académique à ses codes.

Ailleurs dans la capitale, d’autres signatures ont proposé leurs visions. Carven, présenté au Conservatoire national des Arts et Métiers, a opté pour une silhouette architecturale et sobre. Des vestes et manteaux à col haut voyaient leurs manches s’élargir vers l’extérieur, dessinant une forme de cœur dont la pointe se dirigeait vers le sol. Des franges ornaient poignets, manches et bustes sur des tenues aux couleurs profondes, principalement noires, blanches ou aubergine.

Julien Dossena pour Rabanne a, quant à lui, injecté une énergie colorée et tactile dans les salons de l’Unesco. Strass, tartan et imprimés variés se sont mêlés à des jupes plissées et ampleur genou, constellées de sequins. La superposition était érigée en principe, avec des robes portées sur des chemisiers ou des nuisettes glissées sur des pulls épais.

En clôture de cette journée, Schiaparelli a présenté au Carrousel du Louvre une collection placée sous le signe de l’énigme et du glamour. Intitulée « Le Sphynx », elle jouait sur les contradictions et les illusions d’optique. Daniel Roseberry a imaginé des robes bustier aux volumes sculpturaux, des tops imitant l’écorce ou la peau de reptile, et des talons évoquant des serres d’oiseau. L’esprit radical de la maison a été réinterprété avec un souci affirmé de portabilité, mêlant extravagance et une certaine forme de confort. La semaine parisienne se poursuivra vendredi avec les présentations de plusieurs maisons de renom.

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