Économie
Carmat obtient une ultime chance de sauver son cœur artificiel
Le fabricant français bénéficie d’un sursis judiciaire jusqu’au 25 novembre pour trouver un repreneur, évitant ainsi la liquidation qui menaçait l’entreprise pionnière.
La société Carmat, conceptrice d’un cœur artificiel destiné aux patients en attente de greffe, a obtenu un délai supplémentaire de la part du tribunal de Versailles. Cette décision reporte au 25 novembre l’examen de sa possible liquidation judiciaire, offrant à l’entreprise une nouvelle opportunité pour trouver des investisseurs. Les dirigeants ont convaincu la justice de la pertinence de lancer un appel d’offres actualisé, celui déposé fin septembre ayant été jugé irrecevable.
Le président du conseil d’administration a souligné que la situation demeurait précaire malgré cette avancée. L’échec précédent s’explique par l’incapacité à réunir à temps les fonds nécessaires au plan de sauvetage. Plusieurs semaines s’ouvrent désormais pour présenter une proposition financière viable, avec la participation potentielle de nouveaux partenaires.
Fondée en 2008, Carmat doit son nom à la collaboration initiale entre le professeur Alain Carpentier et des ingénieurs de Matra Defense. Son dispositif médical combine une prothèse cardiaque reproduisant les fonctions naturelles et un système de réglage électronique. À ce jour, cent vingt-deux patients ont bénéficié de cette technologie, dont dix-neuf porteurs actifs répartis principalement en France.
Les difficultés financières de l’entreprise s’expliquent par un modèle économique fragile, associant des coûts de développement élevés et un marché restreint. Le prix unitaire de deux cent mille euros et certains problèmes techniques rencontrés ont contribué à décourager les investisseurs. Les observateurs pointent également la complexité d’une industrialisation nécessitant des capitaux importants pour une société de taille modeste.
Cette période de sursis constitue un ultime recours pour préserver une innovation médicale française. Les prochaines semaines détermineront si cette technologie pionnière pourra poursuivre son développement ou rejoindra le catalogue des avancées scientifiques confrontées à des réalités économiques contraignantes.
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