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Brigitte Bardot, un engagement politique sous le signe de la cause animale
L’icône cinématographique, disparue à l’âge de 91 ans, a entretenu des liens durables avec les formations souverainistes, un positionnement qu’elle justifiait avant tout par son combat pour le bien-être animal.
L’itinéraire politique de Brigitte Bardot aura été marqué par une proximité constante avec les courants nationalistes. L’ancienne actrice, devenue une figure incontournable du militantisme pour la protection des animaux, voyait en Marine Le Pen une personnalité capable de « reprendre la France en main ». Elle affirmait pourtant que ses convictions étaient guidées exclusivement par la défense de la cause animale, rejetant toute étiquette idéologique précise. Dans ses écrits, elle se décrivait comme une patriote conservatrice, estimant que la droite constituait le seul recours face à ce qu’elle percevait comme un déclin du pays.
Ses déclarations publiques et ses soutiens électoraux ont régulièrement alimenté la controverse. Dès les années 1990, un questionnaire adressé à un journal catholique traditionaliste lui avait valu d’être associée à l’extrême droite, une qualification qu’elle contestait avec véhémence. Elle exprimait son admiration pour Jean-Marie Le Pen, qualifiant l’ancien président du Front National d’homme « charmant et intelligent », et partageait ses inquiétudes concernant les questions migratoires. C’est d’ailleurs dans l’entourage du dirigeant frontiste qu’elle avait fait la connaissance de son dernier époux, Bernard d’Ormale.
Les hommages rendus par la famille Le Pen à son décès ont confirmé la place singulière qu’elle occupait dans leur imaginaire politique. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont salué en elle une « ardente patriote », une référence culturelle mobilisée dans une « perspective identitaire », selon l’analyse de certains observateurs. Cette récupération symbolique participait d’une stratégie de légitimation pour un parti alors en quête de respectabilité.
Si les animalistes ont souvent trouvé une oreille attentive auprès des différentes majorités, le lexique et les alliances de Brigitte Bardot la distinguaient nettement. Sa fondation n’hésitait pas à solliciter des personnalités politiques de tous bords, du Rassemblement National à La France Insoumise, dès lors qu’elles reprenaient ses propositions. Cette approche pragmatique, centrée sur un seul objectif, n’a pourtant jamais effacé la constance de ses affinités électorales.
Son rapport aux chefs d’État successifs fut pour le moins tumultueux. Des présidents de la République, de Charles de Gaulle à Emmanuel Macron, ont essuyé ses critiques, souvent cinglantes, jugés trop timorés dans leur action en faveur du droit animal. Ces prises de position, relayées par des lettres ouvertes ou des interviews, ont contribué à forger son image publique, celle d’une femme libre, intransigeante et profondément engagée dans le combat qui a occupé la seconde partie de sa vie.
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