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Beyrouth touchée en plein cœur, le Liban compte ses morts

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Les frappes israéliennes s’intensifient sur le territoire libanais, visant pour la première fois le centre de la capitale. Le bilan humain, en constante aggravation, approche désormais les quatre cents victimes en l’espace de sept jours.

Une frappe aérienne a touché dans la nuit de dimanche un hôtel du quartier de Raouché, en bord de mer, un secteur jusqu’alors épargné. L’impact a causé la mort de quatre personnes et fait une dizaine de blessés. De nombreux civils, ayant fui les combats dans le sud, s’étaient réfugiés dans les établissements de ce secteur. Les autorités locales confirment que cette attaque marque une extension géographique notable des opérations militaires.

Parallèlement, les bombardements se sont poursuivis sans relâche sur les régions du sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth, des zones considérées comme des fiefs du Hezbollah. Dans le village de Sir al-Gharbiyé, une frappe sur une habitation aurait tué au moins onze personnes, parmi lesquelles des enfants. Les services de secours poursuivent leurs recherches dans les décombres.

Le ministre de la Santé libanais a fait état d’un bilan provisoire de trois cent quatre-vingt-quatorze morts depuis le début de l’offensive, dont quatre-vingt-trois mineurs. Il a par ailleurs dénoncé le ciblage de populations civiles et de personnels humanitaires, affirmant que neuf secouristes ont péri depuis le début des hostilités.

En représailles, le Hezbollah a annoncé avoir mené plusieurs attaques sur le nord d’Israël, visant notamment des infrastructures portuaires et urbaines à l’aide de drones. L’armée israélienne a pour sa part reconnu la perte de deux soldats dans le sud libanais, ses premières pertes humaines depuis le lancement de ses opérations terrestres limitées.

Face à l’escalade, les autorités israéliennes ont réitéré leurs appels à l’évacuation des populations civiles résidant entre la frontière et le fleuve Litani. De nombreux habitants semblent toutefois avoir choisi de rester sur place, craignant de rejoindre les flux de déplacés qui affluent déjà vers la capitale.

Le conflit actuel trouve son origine dans une attaque revendiquée lundi dernier par le Hezbollah, présentée comme une riposte à des événements survenus en Iran. En réaction, le gouvernement libanais a pris des mesures pour restreindre les activités de certains cadres étrangers et a imposé des visas d’entrée aux ressortissants iraniens. Selon des sources concordantes, plus d’une centaine d’Iraniens, dont des diplomates, ont quitté le territoire libanais à bord d’un avion affrété.

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