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Économie

Amélie de Montchalin écarte la suppression des jours fériés comme levier de croissance

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La ministre des Comptes publics privilégie une réforme structurelle des cotisations sociales et élargit le débat sur le financement de la solidarité nationale.

La ministre des Comptes publics a estimé ce mercredi qu’il existait des alternatives plus pertinentes que la suppression de jours fériés pour stimuler la production nationale. Interrogée sur les déclarations du Premier ministre ouvert à cette hypothèse, elle a souligné que l’objectif de croissance devait reposer sur une vision plus large que le seul volume horaire travaillé.

Amélie de Montchalin a défendu une approche recentrée sur la répartition des charges sociales. Elle a plaidé pour que le financement de la protection sociale ne repose plus exclusivement sur les actifs, mais soit étendu à l’ensemble des sources de richesse, telles que le capital, l’épargne ou l’héritage. Cette mesure viserait à alléger les cotisations pesant sur les salaires, permettant ainsi aux entreprises d’investir davantage et aux salariés de percevoir un revenu net supérieur.

Concernant les modalités pratiques, la ministre n’a pas exclu une modulation de la fiscalité indirecte, sans toutefois privilégier une hausse de la TVA. Elle a également évoqué des pistes pour mieux imposer les patrimoines les plus élevés, notamment via un encadrement renforcé des montages financiers utilisés par certaines holdings. Cette réflexion s’inscrit dans une volonté affirmée de justice fiscale et d’équité entre toutes les composantes de la société.

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