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Keiko Fujimori en passe de se qualifier pour le second tour de la présidentielle péruvienne

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Les premiers résultats placent la candidate de la droite en tête d’un scrutin entaché par des dysfonctionnements logistiques majeurs et des accusations de fraude.

La candidate de la droite péruvienne, Keiko Fujimori, s’est félicitée d’une victoire contre ce qu’elle a qualifié d’« ennemi » de gauche, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle. Les estimations et les premiers dépouillements officiels la placent en position favorable pour accéder à la prochaine étape du scrutin. Le vote, qui s’est déroulé dimanche, a été marqué par d’importantes défaillances organisationnelles ayant privé des dizaines de milliers d’électeurs de leur droit de vote.

Selon les données d’un institut de sondage, la fille de l’ancien président Alberto Fujimori obtiendrait environ 17% des suffrages. Elle devancerait ainsi plusieurs concurrents, dont l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga et le candidat de gauche Hernando Nieto, tous deux crédités d’un peu plus de 10% des voix. Le dépouillement officiel, encore partiel, confirme cette tendance, bien que le processus soit lent.

La journée électorale a été perturbée par la fermeture de plusieurs bureaux de vote, causée par des retards dans la livraison du matériel. Cette situation a provoqué la colère de nombreux citoyens, contraints de faire la queue devant des locaux clos. Les autorités électorales ont annoncé la réouverture de ces bureaux lundi, afin de permettre aux électeurs concernés de s’exprimer.

Face à ces difficultés, des accusations de fraude ont émergé. Rafael Lopez Aliaga a dénoncé publiquement ce qu’il a décrit comme des irrégularités graves. L’organe en charge du processus électoral a catégoriquement rejeté ces allégations, assurant que les résultats refléteraient fidèlement la volonté des Péruviens.

Ce scrutin se tient dans un contexte national marqué par une forte préoccupation sécuritaire. La criminalité, en nette augmentation ces dernières années, a été au cœur des débats de campagne. Les principaux candidats ont rivalisé de propositions fermes pour rétablir l’ordre, promettant des mesures allant du durcissement pénal à des réformes structurelles.

La vie politique péruvienne, instable depuis plusieurs années, est également caractérisée par une défiance profonde envers la classe dirigeante, régulièrement éclaboussée par des affaires de corruption. L’économie du pays, soutenue par un taux d’inflation modéré et des exportations minières robustes, contraste avec cette instabilité institutionnelle. Le second tour, qui opposerait vraisemblablement Keiko Fujimori à Rafael Lopez Aliaga, est prévu pour le mois de juin. Le vainqueur succédera à l’actuel président par intérim le 28 juillet prochain.

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