Monde
Le Hezbollah rejette tout dialogue direct avec Israël après de nouvelles frappes meurtrières
Alors que Beyrouth et Washington préparent des pourparlers, le mouvement chiite libanais dénonce une entorse à la souveraineté nationale. Cette opposition survient dans un contexte de regain de violence au Sud-Liban, où des frappes aériennes ont fait dix victimes.
Le mouvement Hezbollah a fermement condamné ce samedi l’éventualité de négociations directes entre le Liban et Israël, les qualifiant d’atteinte aux fondements de l’État. Cette prise de position intervient au lendemain de l’annonce par les autorités libanaises d’une rencontre prévue à Washington entre des représentants des deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques.
Dans le sud du pays, les hostilités se sont intensifiées. Des frappes aériennes attribuées à l’armée israélienne ont touché plusieurs localités du district de Nabatiyé, causant la mort de dix personnes. Parmi les victimes figurent trois membres d’équipes de secours, dont un agent de la Défense civile. Le ministère de la Santé a dénoncé des attaques qu’il juge systématiques contre les personnels humanitaires.
Ces événements surviennent dans un climat de profonde tension. À Saïda, des centaines de personnes se sont rassemblées pour les funérailles de treize membres des forces de sécurité, tués la veille dans une frappe sur un complexe administratif. La cérémonie a été marquée par la douleur des familles et des interrogations sur la gestion de la crise par les autorités.
Un élu du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a estimé que des pourparlers directs avec Israël aggraveraient les divisions internes du Liban à un moment où le pays aurait, selon lui, besoin d’unité face à ce qu’il qualifie d’agression. Il a réaffirmé que seule la coordination entre le gouvernement et ce qu’il nomme « la résistance » pourrait assurer la stabilité nationale.
La position de Téhéran, principal soutien régional du Hezbollah, a été relayée par un conseiller du Guide suprême iranien. Celui-ci a mis en garde le Premier ministre libanais contre les risques sécuritaires qu’entraînerait, selon lui, la marginalisation du rôle du mouvement chiite.
L’initiative diplomatique, soutenue par les États-Unis, prévoit une première réunion au Département d’État américain. L’objectif affiché serait d’évoquer les modalités d’un arrêt des hostilités et le cadre de futures discussions. Les positions des parties restent toutefois éloignées. Les autorités israéliennes ont indiqué être disposées à engager des pourparlers de paix officiels avec le Liban, mais ont exclu de négocier un cessez-le-feu avec le Hezbollah, qu’elles considèrent comme une entité distincte.
Face à cette situation, l’armée libanaise a appelé au calme et à la préservation de la cohésion nationale, avertissant qu’elle interviendrait pour prévenir toute menace contre l’ordre public. Des manifestations d’opposants aux pourparlers se sont tenues devant le siège du gouvernement, illustrant les fractures politiques que suscite cette perspective de dialogue.
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