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Eric Ciotti parachève son emprise sur la Côte d’Azur

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_**L’élection du maire de Nice à la présidence de la métropole Nice Côte d’Azur consolide son ascension politique, quelques semaines après sa victoire municipale face à Christian Estrosi.**_

Jeudi, Eric Ciotti a été porté à la tête de la métropole Nice Côte d’Azur. Seul candidat en lice, le maire de Nice et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a recueilli 108 voix sur 115 votants. Cette élection lui permet de succéder à son prédécesseur et rival, Christian Estrosi, qu’il avait battu lors du second tour des municipales. Cette prise de contrôle d’une importante structure intercommunale, qui regroupe 51 communes et un demi-million d’habitants, marque une nouvelle étape dans l’enracinement local de la droite et de l’extrême droite.

L’issue du scrutin ne faisait guère de doute, tant la majorité au sein du conseil métropolitain lui est acquise. Sur les 133 conseillers, M. Ciotti peut compter sur les 49 élus de sa liste à Nice, ainsi que sur les huit conseillers de la liste menée par son allié du Rassemblement National à Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson. Il bénéficie également de relations étroites avec de nombreux élus des communes plus modestes de l’agglomération. Ces liens se sont tissés au fil des années, notamment durant ses mandats à la tête ou au sein de l’exécutif départemental.

L’arrivée d’Eric Ciotti à ce poste s’accompagne de promesses d’apaisement et d’une gestion plus collégiale. Son entourage assure vouloir instaurer un fonctionnement plus respectueux des minorités politiques, rompant avec les méthodes très centralisées attribuées à l’ère Estrosi. Des signes en ce sens semblent émerger du camp de l’ancien maire, où certaines voix, comme celle de Pierre-Paul Leonelli, se disent prêtes à une collaboration constructive pour éviter que la métropole ne devienne un « champ de bataille politicien ».

Cette posture suscite néanmoins un certain scepticisme, voire des railleries, parmi les anciens opposants. Ceux-ci rappellent les difficultés rencontrées par le passé pour obtenir un temps de parole équitable face à une administration très personnalisée. La gauche, très minoritaire dans l’assemblée, observe cette transition avec une curiosité teintée de vigilance. Juliette Chesnel-Le Roux, conseillère d’opposition, note que M. Ciotti a, lors du premier conseil municipal niçois, laissé s’exprimer les minorités, un geste qu’elle espère voir se reproduire à l’échelle métropolitaine.

Les priorités de la nouvelle majorité s’esquissent déjà. Bryan Masson a d’ores et déjà annoncé son intention de revoir un projet de tramway entre Nice et Cagnes-sur-Mer, lui préférant le développement de lignes de bus à haut niveau de service. Sur le fond, l’équipe de M. Ciotti promet une gestion financière plus rigoureuse, pointant du doigt certains investissements contestés de la mandature précédente, à l’image du centre des congrès éphémère installé pour un sommet international et dont le financement avait été transféré en urgence du budget municipal à celui de la métropole.

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