Société
Une nouvelle ère politique s’ouvre à Lyon avec l’élection de Véronique Sarselli
Pour la première fois, la présidence de la Métropole et la mairie centrale sont détenues par des camps opposés. La nouvelle élue, issue de la droite, affiche sa volonté de dialogue avec l’équipe municipale écologiste, tout en annonçant des inflexions majeures en matière de transports.
Véronique Sarselli a été portée à la présidence de la Métropole de Lyon ce jeudi, devenant la première femme à diriger cette institution clé. Son élection consacre la victoire aux dernières élections métropolitaines de la coalition de droite et du centre-droit, « Grand cœur lyonnais », qui dispose d’une large majorité au sein du conseil. Cette configuration inédite depuis la création de la collectivité en 2015 place la présidente face à Grégory Doucet, le maire écologiste de la ville de Lyon.
Dans son discours d’investiture, la nouvelle présidente a immédiatement posé les bases de sa gouvernance, écartant toute volonté de conflit systématique avec l’exécutif municipal. Elle a promis une coopération constructive lorsque les intérêts communs l’exigeront, tout en se réservant le droit de défendre avec fermeté les prérogatives de la Métropole. Elle a toutefois rappelé que ce dialogue nécessitait une réciprocité, soulignant l’importance pour Lyon de considérer ses liens étroits avec les communes avoisinantes.
Sur le plan des politiques publiques, Véronique Sarselli a annoncé des réorientations significatives, notamment dans le domaine des transports, un sujet qui avait cristallisé les tensions durant la campagne. Elle a confirmé l’abandon du projet de tramway pour l’ouest lyonnais, hérité de la précédente majorité, et a promis de relancer les études pour une nouvelle ligne de métro. Elle a toutefois assuré qu’il ne serait pas question de tout remettre en cause, évoquant une approche pragmatique pour résoudre ce qu’elle a qualifié de « points de blocage » principaux.
À ses côtés, Jean-Michel Aulas, désigné premier vice-président, a appelé à l’unité au sein de la majorité métropolitaine, rassemblant des sensibilités diverses. Il s’est engagé à œuvrer sans esprit de revanche, en mettant de côté les ambitions individuelles au profit d’une action collective. La présidente a elle-même insisté sur la cohésion du groupe « Grand cœur lyonnais », élu sur un projet commun, et qui devra désormais gouverner ensemble.
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