Économie
Le verrier Arc réduit ses effectifs de 700 postes, dont 250 licenciements
Le repreneur historique du groupe, Timothée Durand, a détaillé son plan de restructuration lors d’une visite ministérielle sur le site d’Arques, dans le Pas-de-Calais. Cette réorganisation vise à restaurer la profitabilité de l’entreprise avant une phase de relance.
Le nouveau propriétaire du verrier Arc a confirmé une réduction substantielle des effectifs sur son principal site de production. Sur les 700 postes supprimés, environ 250 le seront sous la forme de licenciements, les autres départs s’effectuant dans le cadre de plans de départs volontaires. Cette restructuration ramènera les effectifs du site d’Arques de 3 500 à 2 700 salariés.
Timothée Durand, dont l’offre de reprise a été validée la semaine dernière, a présenté cette mesure comme une étape nécessaire pour assainir les finances du groupe et lui permettre de retrouver rapidement une trajectoire profitable. Il a exprimé ses regrets concernant les licenciements, tout en insistant sur l’impératif de cette phase de stabilisation. La stratégie future, a-t-il indiqué, reposera ensuite sur l’innovation et une montée en gamme pour renforcer la compétitivité de l’entreprise.
Lors de sa visite, le ministre délégué à l’Industrie a salué la reprise de ce fleuron industriel par une figure historique, le groupe devant être prochainement rebaptisé « Verrerie Arc 1825 ». Il a qualifié le projet de courageux et a assuré que l’État accompagnerait les salariés non repris. Un dispositif spécifique de reconversion et de soutien au développement économique local a été évoqué, avec pour objectif de générer de nouveaux emplois dans le bassin.
Le groupe, l’un des leaders mondiaux du verre pour les arts de la table, a été fragilisé ces dernières années par la hausse des coûts de l’énergie et une concurrence internationale accrue. Du côté syndical, des interrogations persistent sur la gestion des départs. Un représentant de la CGT a fait part de ses craintes quant à un possible déséquilibre entre les volontés des salariés et les décisions de l’employeur dans certaines catégories professionnelles, laissant envisager des situations contradictoires où certains souhaiteraient partir tandis que d’autres seraient contraints de le faire.
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