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Pakistan et Afghanistan, une escalade militaire aux frontières de l’incendie

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Les forces pakistanaises ont mené de nouvelles frappes aériennes dans le sud de l’Afghanistan, ciblant ce qu’elles désignent comme des infrastructures terroristes. Kaboul dément la nature militaire des sites touchés, dans un contexte de tensions frontalières chroniques.

L’armée pakistanaise a indiqué avoir conduit des opérations aériennes ce dimanche dans la région de Kandahar. Selon des sources sécuritaires à Islamabad, ces frappes visaient des installations de soutien logistique et des dépôts de matériel utilisés, selon elles, par des éléments armés pour mener des actions contre le territoire pakistanais. Les autorités afghanes ont pour leur part contesté cette version, affirmant que les projectiles ont atteint un centre de désintoxication et un abri vacant, sans provoquer de pertes humaines.

Des témoins résidant à Kandahar ont rapporté le survol d’aéronefs militaires suivi de détonations. L’un d’eux a décrit des flammes s’élevant d’une zone montagneuse abritant une installation des forces afghanes. Cette région abrite la résidence du chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, bien que les frappes n’aient, selon les déclarations officielles afghanes, pas visé son périmètre immédiat.

Ces événements s’inscrivent dans une détérioration marquée des relations entre les deux pays voisins. Islamabad accuse depuis plusieurs mois les autorités de Kaboul d’offrir un sanctuaire à des groupes militants, notamment le Mouvement des talibans pakistanais (TTP), responsable selon lui de plusieurs attaques meurtrières. Les dirigeants afghans rejettent catégoriquement ces allégations.

La frontière commune est le théâtre d’échanges de tirs et d’incursions récurrents. L’armée pakistanaise a récemment fait état de civils tués par des tirs d’artillerie venant d’Afghanistan. De son côté, un bilan des Nations unies, établi avant ces derniers développements, faisait état de plusieurs dizaines de victimes civiles et de déplacements de population significatifs du côté afghan depuis la récente recrudescence des hostilités fin février.

La situation reste extrêmement tendue, chaque camp rejetant la responsabilité des violences sur l’autre. La difficulté d’accès aux zones concernées pour les observateurs indépendants complique l’établissement d’un tableau précis des pertes et des destructions. Cette escalade intervient après une période d’accalmie relative, obtenue à la suite de médiations internationales, qui semble désormais compromise.

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