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Un mois de février sous le signe des extrêmes climatiques

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Le cinquième mois de février le plus chaud jamais enregistré à l’échelle planétaire a été marqué par des précipitations exceptionnelles et des inondations dévastatrices en Europe occidentale et méridionale, selon les dernières données du service européen Copernicus.

La température moyenne à la surface du globe a atteint 13,26 degrés Celsius le mois dernier, dépassant de 1,49 degré les niveaux préindustriels. Ce constat s’inscrit dans la tendance persistante au réchauffement, confirmant la poursuite d’une anomalie thermique globale significative.

Le continent européen a présenté un tableau contrasté. Si les températures moyennes y ont été relativement basses, le mois se classant parmi les trois février les plus frais des quatorze dernières années, la répartition géographique a été très inégale. Des conditions plus froides que la normale ont prévalu en Scandinavie et dans le nord-est de l’Europe, tandis que l’ouest et le sud du continent ont connu des températures plus élevées.

Les phénomènes hydrométéorologiques ont été particulièrement intenses dans ces régions méridionales et occidentales. Neuf dépressions successives, entre mi-janvier et mi-février, ont provoqué des précipitations torrentielles et des vents violents sur la péninsule ibérique et le Maroc. Ces épisodes, liés à des rivières atmosphériques exceptionnelles, ont entraîné des inondations majeures et causé la mort de plus de cinquante personnes. Une récente étude scientifique attribue une part de l’intensité de ces pluies à l’influence du changement climatique.

Parallèlement, l’étendue des glaces de mer dans l’Arctique a été inférieure de 5% à la moyenne, affichant la troisième superficie la plus réduite pour un mois de février. Cette tendance générale à la fonte masque elle aussi des disparités régionales, avec une extension de la banquise dans la mer du Groenland atteignant un niveau inégalé depuis plus de deux décennies.

Les experts soulignent que ces événements de février illustrent la complexité et la variabilité des impacts du dérèglement climatique, qui se manifestent par une amplification des extrêmes. Ils rappellent l’urgence d’une action coordonnée à l’échelle internationale pour atténuer ce phénomène et renforcer les capacités d’adaptation des territoires les plus exposés.

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