Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Tensions pétrolières en mer d’Oman, Téhéran promet des représailles massives

Article

le

L’Iran a répliqué aux avertissements américains par une menace directe contre les infrastructures énergétiques liées aux États-Unis dans la région, accentuant les risques de conflagration générale.

L’Iran a formulé samedi une mise en garde sans équivoque, promettant la destruction des actifs pétroliers et énergétiques associés aux intérêts américains dans le Golfe. Cette déclaration fait suite à des avertissements du président américain Donald Trump concernant les installations iraniennes, au cœur d’une escalade verbale et militaire engagée il y a quinze jours.

Le différend se cristallise autour de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien. Vendredi, le locataire de la Maison Blanche avait affirmé avoir frappé des objectifs militaires sur cette île et menacé de s’en prendre à ses infrastructures énergétiques si la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz était entravée. Un porte-parole des Gardiens de la Révolution a rétorqué que toute installation appartenant à des compagnies coopérant avec Washington serait « réduite en cendres ».

Le conflit, déclenché fin février, perturbe gravement les approvisionnements mondiaux en hydrocarbures et fait flamber les cours. Le blocage présumé du détroit d’Ormuz, voie de transit cruciale, par Téhéran, aggrave la crise. En réponse, Washington a annoncé le déploiement prochain de renforts navals et de Marines pour sécuriser le trafic maritime, selon plusieurs médias américains.

Les hostilités continuent de s’étendre géographiquement. Dans le Golfe, le Qatar a rapporté avoir intercepté une attaque de missiles visant sa capitale, Doha, entraînant des mesures de protection des civils. D’autres États de la péninsule, abritant des bases américaines, restent sous la menace de représailles iraniennes.

Au Liban, allié de Téhéran, les frappes israéliennes se sont intensifiées, causant de lourdes pertes civiles et touchant même le secteur médical, selon les autorités locales. Le Hezbollah, engagé aux côtés de l’Iran, poursuit ses tirs de roquettes en direction d’Israël. En Irak, des explosions ont retenti à Bagdad, visant notamment des factions armées pro-iraniennes et l’enceinte de l’ambassade américaine, selon des sources sécuritaires.

Aucune perspective de désescalade n’est perceptible, Donald Trump ayant laissé entendre que de nouvelles frappes contre l’Iran étaient imminentes. La situation demeure extrêmement volatile, avec des risques majeurs pour la stabilité régionale et les marchés énergétiques mondiaux.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus