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La Tamise sous pavillon français pour la mythique course universitaire

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Pour la première fois en deux siècles d’existence, la Boat Race, la célèbre confrontation d’aviron entre Oxford et Cambridge, sera dirigée par deux capitaines de nationalité française. Une page d’histoire s’écrira sur les eaux londoniennes le 4 avril prochain.

Le 4 avril, sur le parcours historique de la Tamise entre Putney et Mortlake, les traditionnels « Light Blues » de Cambridge et les « Dark Blues » d’Oxford s’affronteront sous la conduite de deux étudiants français. Cette configuration est une première absolue depuis la création de l’épreuve en 1829. Noam Mouelle, triple vainqueur en titre avec Cambridge, mènera son équipage face à celui de Tobias Bernard, capitaine d’Oxford, né à Londres de père français et de mère franco-américaine.

Cette double représentation tricolore au plus haut niveau de l’événement intervient pour la 171e édition de cette course amateur, disputée en huit avec barreur sur une distance de 6,8 kilomètres. Cambridge conserve l’avantage au palmarès avec quatre-vingt-huit succès contre quatre-vingt-un pour son rival. Les deux capitaines accueillent cette singularité avec une certaine légèreté, y voyant avant tout un fait anecdotique qui souligne l’universalité de la compétition.

Pour Noam Mouelle, doctorant en physique à Cambridge, l’origine nationale importe peu. L’essentiel réside dans l’engagement total envers le projet sportif, le programme d’entraînement et la culture du club. Initié à l’aviron dès l’âge de neuf ans au Perreux-sur-Marne, il a représenté la France au niveau international avant de rejoindre Cambridge, qu’il considère comme le cadre idéal pour allier recherche académique et pratique sportive de haut niveau. La Boat Race faisait partie de son imaginaire depuis longtemps, même si y participer un jour lui semblait alors une perspective lointaine.

De son côté, Tobias Bernard, étudiant en chimie à Oxford, a débuté comme rameur à quatorze ans avant de se spécialiser dans le rôle de barreur. Élu à la tête du club oxonien l’été dernier, il décrit la fonction de capitaine comme un rôle de soutien, de motivation et de liaison essentielle avec l’entraîneur. Il garde un souvenir marquant de sa première participation à l’événement, évoquant une atmosphère unique, portée par les encouragements continus du public sur l’ensemble du parcours.

Cette grand-messe du sport amateur, qui attire chaque année des centaines de milliers de spectateurs sur les berges et des millions de téléspectateurs à travers le monde, confirme ainsi son statut de phénomène sportif et social. La présence inédite de deux capitaines français à la barre des équipages rivaux illustre le caractère international et méritocratique de cette institution bicentenaire, où la passion de l’aviron transcende les frontières.

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