Monde
L’Iran sous le feu, la région au bord du gouffre
Les frappes israéliennes ont ciblé Téhéran ce vendredi, tandis que les représailles iraniennes se poursuivent dans le Golfe. Le conflit, entré dans sa troisième semaine, provoque des conséquences humanitaires et économiques d’ampleur mondiale.
Une série de déflagrations d’une puissance inhabituelle a ébranlé la capitale iranienne dans la matinée de vendredi. L’armée israélienne a confirmé avoir mené des opérations contre des installations qu’elle qualifie de terroristes. Si les objectifs précis n’ont pas été immédiatement identifiés, des colonnes de fumée sombre ont été observées s’élevant de plusieurs secteurs de la métropole, malgré des conditions météorologiques défavorables. Ces événements surviennent le jour où l’Iran organise traditionnellement des rassemblements en soutien à la cause palestinienne, des images de manifestants scandant des slogans hostiles aux États-Unis étant diffusées par les médias officiels.
Le conflit a déjà entraîné des déplacements de population considérables à l’intérieur du pays, dépassant les trois millions de personnes selon les estimations. Cette situation crée des tensions sociales palpables dans les régions d’accueil, aggravées par des pénuries de produits de première nécessité. Par ailleurs, les hostilités ont causé le premier décès d’un militaire français, annoncé par l’Élysée, à la suite d’une attaque dans le nord de l’Irak. Un groupe armé pro-iranien a ensuite menacé de s’en prendre aux intérêts français dans la zone, en réaction au déploiement du porte-avions Charles de Gaulle.
La pression militaire se maintient également dans le golfe Persique. Des explosions ont été signalées aux Émirats arabes unis, où un épais nuage de fumée a été vu au-dessus de Dubaï. L’Arabie saoudite a pour sa part annoncé avoir intercepté un aéronef suspect près de Riyad. Le nouveau guide suprême iranien a réaffirmé la volonté de son pays de perturber la stabilité régionale, notamment en menaçant la libre circulation des hydrocarbures par le détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour l’approvisionnement mondial.
Cette instabilité génère un choc énergétique aux répercussions planétaires. Le prix du baril de Brent se maintient au-dessus de cent dollars, un niveau inédit depuis plus d’un an. Pour tenter d’atténuer la pression sur les marchés, l’administration américaine a pris la décision d’assouplir temporairement certaines sanctions économiques visant la Russie, afin de permettre la vente de pétrole russe stocké. Une mesure présentée par Moscou comme une reconnaissance de son rôle incontournable sur le marché de l’énergie. Les effets concrets se font déjà sentir, avec des hausses de tarifs dans le transport aérien et des restrictions sur la vente de gaz dans certains pays.
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