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Le tunnel sous la Manche vise l’Europe centrale

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L’exploitant du lien fixe table sur une forte croissance du trafic voyageurs grâce à l’arrivée de nouveaux opérateurs ferroviaires et au développement de lignes vers l’Allemagne et la Suisse.

La perspective de nouvelles liaisons ferroviaires directes entre Londres et le continent redessine les perspectives économiques du tunnel sous la Manche. L’exploitant de l’infrastructure affiche une confiance renouvelée, anticipant une augmentation significative du nombre de passagers dans la prochaine décennie. Cette croissance serait portée par l’élargissement de l’offre existante et, surtout, par l’entrée sur le marché de compagnies concurrentes d’Eurostar à l’horizon 2030.

Des progrès concrets ont été accomplis pour faciliter l’arrivée de ces nouveaux acteurs. Des procédures d’homologation des matériels roulants ont été simplifiées, réduisant considérablement les délais entre le projet et la mise en service commerciale. Parallèlement, des mesures de soutien financier pendant les premières années d’exploitation ont été mises en place. Ces évolutions ont permis à des groupes comme Virgin et Trenitalia d’engager des démarches opérationnelles, notamment en sécurisant des sites de maintenance en Grande-Bretagne et en France.

L’ambition est de transformer le tunnel en un axe structurant du réseau à grande vitesse européen, en étendant son rayon d’action. Au-delà des destinations actuelles que sont Paris, Bruxelles et Amsterdam, de nouvelles connexions vers l’Allemagne et la Suisse sont activement préparées. Des temps de parcours d’environ quatre heures entre Londres et Cologne, ou de cinq heures vingt pour rejoindre Genève, sont envisagés. Ces trajets pourraient capturer une part notable du trafic aérien sur ces corridors.

La réalisation de ces projets dépend également d’avancées en matière de coopération internationale. Des discussions sont en cours entre les gouvernements britannique et allemand pour mettre en œuvre des contrôles frontaliers simplifiés. Des échanges similaires ont lieu avec les autorités suisses. Ces éléments, combinés à une augmentation de la capacité dans des gares comme Amsterdam, dessinent un scénario où le trafic passager dans le tunnel pourrait atteindre des niveaux inédits d’ici le milieu de la prochaine décennie.

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