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Exode nocturne dans les faubourgs beyrouthins sous le feu des frappes

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_**Des centaines de familles ont quitté précipitamment leurs foyers dans la banlieue sud de la capitale libanaise, alors que des raids aériens intensifs frappaient la région, réveillant le spectre d’un conflit passé.**_

Le silence de la nuit a été brutalement rompu par le vacarme des explosions. Dans les quartiers considérés comme des fiefs du Hezbollah, aux portes de Beyrouth, un mouvement de panique a saisi la population. Des habitants, réveillés en sursaut, ont gagné les routes dans une fuite éperdue, ne prenant souvent avec eux que le strict nécessaire. Cet épisode rappelle douloureusement les mois de conflit qui ont opposé par le passé la formation pro-iranienne à l’État hébreu.

Un restaurateur d’une trentaine d’années, prénommé Hassan, raconte avoir quitté son appartement avec sa femme et sa fille sans même emporter des vêtements de rechange ou de la nourriture. La cohue était telle sur les axes de circulation que de nombreux véhicules sont restés immobilisés pendant plusieurs heures, formant des colonnes interminables en direction des zones montagneuses. Les autorités ont tenté d’organiser l’afflux de déplacés en ouvrant des centres d’accueil dans des établissements scolaires.

Plus au sud, sur le littoral, le trafic était également paralysé. Des familles entières, ayant chargé à la hâte quelques effets personnels sur le toit de leurs voitures, cherchaient à se mettre à l’abri. Pour certains, ce départ précipité a des conséquences immédiates sur leur vie quotidienne, comme pour cette femme atteinte d’une maladie grave qui a dû renoncer à un traitement médical essentiel. D’autres évoquent des scènes de frayeur, décrivant des impacts à proximité immédiate de leurs habitations.

Cet épisode intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Les raids aériens menés sur le territoire libanais font suite à une escalade des hostilités. Les bombardements ont causé, selon les bilans officiels, des pertes humaines et matérielles significatives. Pour les résidents de ces quartiers, déjà marqués par les destructions d’un précédent conflit, l’incertitude est totale. De retour chez lui pour récupérer quelques documents, Hassan confie son angoisse face à un avenir imprévisible, résumant le sentiment d’une population prise entre deux feux et lasse des épreuves.

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