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Facturer les secours en montagne pour responsabiliser les pratiquants
La Cour des comptes propose de faire supporter une partie des coûts, en forte hausse, aux usagers dont le comportement serait jugé imprudent. Cette piste, destinée à renflouer les finances publiques, suscite des réserves chez les professionnels du sauvetage.
L’institution financière a évalué le coût moyen d’une intervention à 10 780 euros, un montant en augmentation de 55% par rapport à 2012. Sur l’ensemble de l’année 2024, la facture pour les finances publiques devrait avoisiner les 110 millions d’euros. Cette envolée des dépenses s’explique en grande partie par une fréquentation accrue des massifs, accompagnée d’une diversification des pratiques, certaines étant perçues comme plus périlleuses.
Le rapport souligne que le nombre de secours a progressé de 44% depuis 2015. Cette tendance est attribuée à un afflux de nouveaux usagers, parfois peu expérimentés, et à la pratique croissante d’activités considérées comme à risque. L’évolution des conditions météorologiques, liée au changement climatique, rend par ailleurs l’environnement montagnard plus imprévisible et dangereux.
Contrairement aux idées reçues, les interventions ne concernent pas majoritairement les adeptes de sports extrêmes. Les services de secours indiquent que les randonneurs en difficulté, les promeneurs égarés ou les blessures légères constituent une part significative de leurs missions. Les pratiquants aguerris des disciplines les plus engagées sont souvent bien préparés et moins fréquemment à l’origine des déclenchements.
La proposition de faire payer les secours dans des situations spécifiques, notamment en cas de comportement manifestement négligent, vise à instaurer un principe de responsabilisation. L’objectif affiché est de modérer les recours aux services publics et d’alléger la charge financière qui pèse sur la collectivité.
Cette orientation rencontre toutefois des critiques sur le terrain. Des professionnels du sauvetage expriment leurs craintes quant à la création d’une inégalité d’accès aux secours, qui pourrait dissuader certains d’appeler à l’aide par crainte de la facture. Ils mettent en avant la dimension de service public et la nécessaire universalité de l’assistance en milieu périlleux. Le débat s’annonce complexe, entre la recherche d’une meilleure maîtrise des dépenses et la préservation des principes fondateurs du secours en montagne.
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