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Culture

L’icône Brigitte Bardot s’éteint à Saint-Tropez

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_**La disparition de la star, survenue à l’âge de 91 ans dans sa propriété de La Madrague, suscite une vague d’hommages unanimes et rappelle le parcours singulier d’une figure à jamais inscrite dans l’imaginaire collectif.**_

Le monde du spectacle et bien au-delà rendent ce lundi un hommage appuyé à Brigitte Bardot. L’actrice et chanteuse s’est éteinte dimanche à l’aube, entourée des siens, dans sa demeure varoise. Elle avait quatre-vingt-onze ans. La nouvelle, confirmée par sa fondation dédiée à la protection animale, a rapidement fait le tour de la planète, ravivant le souvenir d’une carrière cinématographique fulgurante et d’un engagement militant sans faille.

La presse française et internationale s’est empressée de saluer la mémoire de celle qui incarna, à partir des années 1950, une forme de liberté nouvelle. Les journaux soulignent tout à la fois l’aura mythique de la comédienne et les controverses qui ont parfois accompagné ses prises de position publiques ces dernières décennies. Pour beaucoup d’éditorialistes, elle demeure l’une des dernières représentantes d’une époque où la France se projetait dans des figures à la fois glamour et insoumises.

Dès l’annonce de son décès, des anonymes se sont rassemblés aux abords de sa propriété pour déposer des fleurs et exprimer leur émotion. Certains évoquent leur soutien de longue date à sa fondation, d’autres leur admiration pour l’artiste. Les autorités municipales de Saint-Tropez ont indiqué que l’inhumation aurait lieu au cimetière marin, conformément à ses volontés, face à la Méditerranée où reposent déjà ses parents. L’organisation des obsèques est en cours.

Sur les réseaux sociaux et dans les déclarations officielles, les réactions se multiplient. Le chef de l’État a salué une « légende du siècle ». D’autres personnalités politiques, notamment issues de la droite souverainiste, ont tenu à rendre hommage à une femme qu’elles décrivent comme « libre » et « indomptable ». Ces prises de parole relancent le débat sur un éventuel hommage national, une demande déjà formulée par certains proches et admirateurs.

Le parcours de Brigitte Bardot reste marqué par une dualité saisissante. D’un côté, l’icône planétaire, muse des plus grands cinéastes, dont les scènes cultes – du mambo enivrant de « Et Dieu… créa la femme » au monologue du « Mépris » – ont durablement marqué l’histoire du septième art. De l’autre, la femme retirée du monde, qui mit un terme prématuré à sa carrière à seulement trente-neuf ans pour se consacrer entièrement à la défense des animaux.

Née dans une famille aisée parisienne, formée à la danse, elle accéda à une notoriété foudroyante après son mariage avec Roger Vadim et le rôle de Juliette qui lui offrit une renommée internationale. Cette gloire précoce, vécue comme un étouffement, la conduisit à se retirer des plateaux. Elle se reconvertit alors en militante infatigable, fondant en 1986 une organisation qui porte son nom et menant des campagnes médiatiques, comme celle en faveur des bébés phoques dans les années 1970.

Ces dernières années, elle vivait recluse entre La Madrague et une autre propriété, La Garrigue, entourée d’animaux recueillis. Elle y menait une existence qu’elle décrivait elle-même comme celle d’une « fermière », loin des projecteurs qu’elle avait tant fuis. Son héritage, à la fois artistique et engagé, demeure aujourd’hui plus complexe et plus vivant que jamais.

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