Culture
Le Kennedy Center rebaptisé par Trump, des artistes se retirent
La décision de rebaptiser le célèbre lieu culturel de Washington en Trump-Kennedy Center a provoqué une série d’annulations de concerts, illustrant une fracture profonde dans le monde artistique américain.
Plusieurs musiciens et compagnies de danse ont renoncé à se produire dans l’emblématique salle de spectacles de la capitale fédérale. Cette vague de retraits fait suite à la modification de son appellation officielle, qui associe désormais le nom de l’ancien président à celui de John F. Kennedy. La mesure, intervenue à la mi-décembre, s’inscrit dans un contexte de renouvellement de la gouvernance de l’institution, désormais dirigée par des personnalités proches de l’administration républicaine.
Le président du centre, Richard Grenell, a vivement réagi à ces annulations sur les réseaux sociaux. Il a qualifié les artistes concernés de « militants » engagés sous la précédente direction, qu’il a décrite comme d’extrême gauche. Affirmant que les arts doivent être accessibles à tous, il a dénoncé une tentative de boycott politique. Dans un courrier rendu public, il a même menacé l’un des musiciens de poursuites judiciaires, réclamant un dédommagement financier conséquent.
Les artistes justifient leur décision par des principes artistiques et éthiques. Un groupe de jazz, prévu pour le réveillon du Nouvel An, a expliqué dans un communiqué que leur musique est historiquement liée aux luttes pour la liberté d’expression et de pensée. Ils estiment ne pas pouvoir, en conscience, se produire dans le cadre actuel. Une compagnie de danse, dont la représentation était programmée pour 2026, a pour sa part déclaré sur les réseaux sociaux qu’il lui était impossible de demander à son public de fréquenter une institution dont le prestige originel est, selon elle, altéré par ce changement de nom.
Cette controverse dépasse la simple question onomastique. Elle intervient alors que la nouvelle direction a, selon plusieurs rapports, modifié la programmation culturelle de l’établissement. Des spectacles de drag-queens et des événements dédiés à la communauté LGBT+ auraient été supprimés, tandis que des conférences associées à la droite religieuse et des artistes chrétiens ont été invités. Une baisse significative des ventes de billets aurait été constatée depuis ces évolutions, selon certains médias américains.
L’opposition démocrate et la famille de l’ancien président Kennedy ont fermement condamné la décision de rebaptiser le centre. Ce différend cristallise les tensions entre une vision de la culture comme espace de diversité et d’inclusion, et une autre, plus conservatrice, qui y voit un domaine à réorienter. L’épisode place l’institution, autrefois consensuelle, au cœur des divisions politiques et culturelles du pays.
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