Nous rejoindre sur les réseaux

News

Le cri d’Amine Kessaci après l’assassinat de son frère

Article

le

Le militant marseillais dénonce l’emprise des trafiquants et appelle l’État à intensifier son combat contre le narcobanditisme.

Amine Kessaci a rompu le silence au lendemain des obsèques de son frère Mehdi, abattu en pleine journée sur un parking marseillais. Dans une tribune publiée par Le Monde, le jeune homme de 22 ans affirme qu’une « lutte à mort » est désormais engagée contre les réseaux de stupéfiants. Militant écologiste et figure de la défense des quartiers populaires, il déplore l’insuffisance des mesures de protection accordées à sa famille, pourtant déjà éprouvée par un drame similaire. Son frère Brahim avait été tué en 2020 dans un règlement de comptes lié au trafic de drogue.

Il dénonce une stratégie délibérée des narcotrafiquants visant à éliminer toute forme de résistance et à imposer leur loi. Selon lui, les pouvoirs publics doivent prendre la mesure de la menace et adopter une réponse à la hauteur des enjeux. La cérémonie funéraire de Mehdi Kessaci, qui aspirait à intégver la police, s’est déroulée sous escorte des forces de l’ordre. Amine Kessaci, sous menace depuis plusieurs mois, portait un gilet pare-balles.

Le maire de Marseille, Benoît Payan, a pour sa part critiqué un relâchement dans la lutte anti-drogue et la suppression du poste de préfet de police local. Il a souligné une recrudescence des violences ces dernières semaines et appelé l’État à répliquer avec fermeté. De son côté, le président de la République a demandé une intensification des moyens déployés contre le trafic, sur le modèle de la lutte antiterroriste.

Amine Kessaci, contraint de quitter Marseille l’été dernier, regrette que la protection qui lui a été accordée n’ait pas été étendue à ses proches. Il avait fondé l’association Conscience après le meurtre de son frère Brahim, avant de s’engager en politique pour porter la voix des habitants des quartiers défavorisés. Aujourd’hui, il promet de continuer son combat et d’interpeller les institutions sur les carences de l’action publique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus