Économie
L’Alsace mobilisée contre l’invasion des PFAS dans ses nappes phréatiques
Une opération d’urgence est en cours pour épurer l’eau potable de substances perfluoroalkylées, dont la persistance menace la santé publique et exige des solutions techniques et financières exceptionnelles.
Au sud de l’Alsace, non loin de la frontière suisse, des unités mobiles de filtration fonctionnent sans interruption pour débarrasser l’eau destinée à la consommation humaine de composés chimiques particulièrement tenaces. Ces installations temporaires, déployées par le groupe Veolia, utilisent du charbon actif pour capturer les PFAS, des molécules synthétiques réputées pour leur extrême stabilité et leur capacité à s’accumuler dans l’environnement.
La contamination, détectée dans le secteur de Saint-Louis Agglomération, proviendrait principalement des anciennes mousses anti-incendie employées jusqu’en 2016 sur la plateforme aéroportuaire de Bâle-Mulhouse. Les résidus de ces produits se sont infiltrés dans les sols et ont atteint la nappe phréatique, affectant l’approvisionnement en eau de près de soixante mille personnes réparties sur onze communes.
Face à ce constat, les autorités sanitaires ont pris des mesures conservatoires en mai dernier, restreignant l’usage de l’eau du robinet pour les populations les plus vulnérables. Les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les nourrissons de moins de deux ans ont notamment reçu une allocation pour l’achat d’eau embouteillée. Les restrictions viennent d’être levées dans quatre communes où la concentration en PFAS est revenue sous le seuil réglementaire de 0,1 microgramme par litre après traitement.
Cependant, sept localités attendent encore la mise en service de dispositifs similaires, promise avant la fin de l’année. Les effets sanitaires des PFAS, bien que encore partiellement documentés, sont jugés préoccupants. La littérature scientifique évoque des risques accrus de pathologies hépatiques, de perturbations endocriniennes et de retards de développement.
Les solutions déployées restent transitoires. À terme, l’agglomération prévoit la construction d’usines de traitement permanentes, un projet dont le coût global est estimé à vingt millions d’euros. Une facture que la collectivité ne pourra assumer seule, malgré les participations annoncées de l’État, de la région Grand Est et de l’aéroport concerné.
Cette situation alsacienne s’inscrit dans un phénomène plus large de contamination diffuse. Les PFAS, utilisés dans de nombreux produits industriels et domestiques pour leurs propriétés antiadhésives et imperméables, laissent une empreinte durable dans les écosystèmes. Leur présence, désormais quasi ubiquitaire, impose une remise en question des modes de régulation et de gestion des ressources en eau.
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