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Économie

Un convoi nucléaire français met le cap sur le Japon

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Deux navires spécialisés ont quitté Cherbourg avec une cargaison de combustible MOX, un matériau recyclé destiné aux centrales japonaises, sous haute surveillance.

Deux bâtiments de transport nucléaire ont appareillé du port de Cherbourg samedi 6 septembre, emportant à leur bord une cargaison de combustible MOX à destination de l’archipel nippon. Les navires Pacific Heron et Pacific Egret, affrétés par la compagnie britannique PNTL, ont pris la mer après un chargement réalisé dans des conditions de sécurité renforcées.

Ce neuvième transport depuis 1999 s’inscrit dans le cadre d’un partenariat industriel de long terme entre la France et le Japon. Les quatre conteneurs, conçus pour résister à des conditions extrêmes, contiennent un mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium recyclé, produit jusqu’en 2024 par l’usine Melox située dans le Gard.

L’acheminement de ce combustible, qui doit rejoindre les eaux territoriales japonaises courant novembre, suscite toutefois des réserves chez certains experts. Des voix s’élèvent pour questionner la pertinence économique et environnementale de ces transferts transocéaniques, mettant en avant les risques liés au transport maritime et la logique commerciale sous-jacente.

La question du retraitement des déchets nucléaires reste au cœur des préoccupations. Seule une fraction minime des matières traitées en France est effectivement renvoyée vers le Japon, la majorité demeurant stockée sur le territoire national. Ce déséquilibre alimente le débat sur la réalité du recyclage et la gestion internationale des substances radioactives.

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