Économie
La Bulgarie mise sur une main-d’œuvre ouzbèke pour pallier son déclin démographique
Face à une hémorragie démographique historique, le pays recourt massivement à des travailleurs saisonniers venus d’Asie centrale pour soutenir des secteurs clés comme le tourisme.
Le secteur hôtelier bulgare, pilier économique représentant près de 7 % du PIB national, repose désormais en grande partie sur une main-d’œuvre étrangère. Originaires majoritairement d’Ouzbékistan, des milliers de saisonniers affluent chaque année vers les stations balnéaires de la mer Noire, à l’image de la cité d’Albena. Cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus large qui voit les pays d’Europe centrale et orientale, frappés par le vieillissement et l’émigration, recruter activement au-delà de leurs frontières.
Les travailleurs ouzbeks, aujourd’hui estimés à 20 000 sur le territoire, sont devenus indispensables au fonctionnement de nombreux établissements. Leurs motivations sont avant tout économiques. Un salaire mensuel pouvant atteindre 800 dollars, contre 150 en moyenne dans leur pays d’origine, constitue un argument décisif. Les employeurs bulgares, confrontés à une pénurie de main-d’œuvre chronique, se montrent de plus en plus dépendants de cette main-d’œuvre étrangère. Près de 80 % des entreprises déclarent rencontrer des difficultés de recrutement.
Au-delà des considérations financières, la relative proximité culturelle et linguistique — le russe servant souvent de langue véhiculaire — facilite l’intégration de ces travailleurs. Des étudiantes comme Gülraykhan Muxanbetovna, âgée de 20 ans, partagent ainsi leur expérience positive sur les réseaux sociaux, contribuant à attirer de nouveaux candidats.
Cette immigration constitue une réponse pragmatique à un défi démographique majeur. La Bulgarie a perdu près de deux millions d’habitants depuis 1990, et presque un quart de sa population a aujourd’hui dépassé 65 ans. Si les procédures administratives restent complexes et parfois entachées de corruption, les autorités semblent conscientes de l’enjeu. La simplification des conditions d’obtention de visas apparaît comme une nécessité pour assurer la pérennité de plusieurs secteurs économiques nationaux.
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