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Économie

Le Guyana face au défi pétrolier : la prospérité en question

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Alors que le pays connaît une croissance économique spectaculaire grâce à l’exploitation de ses ressources énergétiques, la population attend toujours une amélioration concrète de ses conditions de vie.

Le Guyana, nation sud-américaine disposant des plus importantes réserves pétrolières par habitant au monde, tente de construire un modèle de développement qui évite les écueils traditionnellement associés à l’exploitation des hydrocarbures. Les revenus générés par l’or noir ont propulsé la croissance du pays à des niveaux records, atteignant 43,6% en 2024, mais cette manne financière tarde à se traduire par une transformation visible du quotidien des Guyanais.

À Georgetown, la capitale, les contrastes restent saisissants entre les chantiers d’infrastructure ambitieux et la persistance de quartiers précaires. Des familles entières continuent de vivre dans des habitations sommaires, sans accès aux services de base, tandis que le gouvernement met en avant des milliers de projets publics financés par le fonds souverain pétrolier. Le budget de l’État a quadruplé en cinq ans, permettant notamment une augmentation des allocations sociales et le lancement de grands travaux.

L’opposition et la société civile pointent cependant les limites de cette stratégie de développement. Elles dénoncent une inflation qui grève le pouvoir d’achat des ménages, ainsi que des investissements parfois jugés inefficients. Certains observateurs critiquent la priorité donnée aux infrastructures prestigieuses plutôt qu’à des investissements dans les services essentiels comme la santé ou l’éducation.

La question centrale reste celle de la répartition équitable des richesses pétrolières. Les autorités affirment vouloir construire une économie diversifiée et durable, mais reconnaissent que le processus prendra du temps. Pour de nombreux citoyens, l’attente devient de plus en plus difficile alors que le pays s’apprête à augmenter encore sa production pétrolière dans les années à venir.

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