Économie
184 États en quête d’un consensus contre le fléau plastique
Les négociations internationales sur la pollution plastique entrent dans une phase décisive à Genève, alors que les divergences persistent entre partisans d’une régulation stricte et défenseurs des intérêts pétroliers.
Les représentants de 184 pays se retrouvent cette semaine dans la cité suisse pour tenter de finaliser le premier traité mondial visant à endiguer la pollution plastique. Après une première semaine de discussions peu concluantes, les délégations multiplient les rencontres informelles afin de surmonter les blocages. Ces échanges en marge des négociations officielles, parfois organisés dans des lieux discrets autour du lac Léman, visent à faciliter un rapprochement entre positions antagonistes.
Un clivage net oppose deux camps. D’un côté, une coalition menée par des États producteurs de pétrole, comme l’Arabie saoudite, la Russie ou l’Iran, soutenus par les États-Unis et l’Inde. Ces pays privilégient une approche centrée sur la gestion des déchets, refusant toute mesure contraignante sur la production de plastique vierge. Face à eux, un groupe de nations, qualifiées d’« ambitieuses », réclame une régulation drastique de la fabrication des polymères, jugée indispensable pour enrayer la contamination généralisée des écosystèmes.
L’Union européenne, plusieurs pays d’Amérique latine et d’Afrique, ainsi que des États insulaires particulièrement vulnérables, militent pour l’inscription dans le texte d’un objectif de réduction de la production. Les petits États insulaires, en première ligne face à l’accumulation de déchets marins, plaident pour un accord capable de répondre à l’urgence. « Nous savions que ce ne serait pas simple, mais nous sommes ici pour trouver des solutions », souligne un diplomate caribéen.
Alors que le temps presse avant la clôture prévue jeudi, certaines ONG pressent les négociateurs d’envisager un vote pour contourner les blocages. « Recourir au scrutin forcerait les réticents à composer », estime une représentante d’une alliance internationale contre les déchets. Toutefois, la tradition onusienne privilégie le consensus, rendant cette hypothèse incertaine.
Une centaine de ministres et hauts responsables doivent rejoindre les discussions dans les prochaines heures pour tenter de dénouer les points d’achoppement. « Nous avons plus de passages en suspens dans le texte que de plastique dans l’océan », ironise une responsable européenne, appelant à une mobilisation générale pour parvenir à un compromis. La crédibilité du processus dépendra de la capacité des parties à transcender leurs divergences avant l’échéance finale.
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