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Économie

Donald Trump renforce son emprise sur la Réserve fédérale

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Le président américain place un de ses plus fidèles conseillers économiques au cœur de l’institution monétaire, dans un contexte de tensions sur les taux d’intérêt.

L’administration Trump poursuit son remaniement des instances économiques clés avec la nomination de Stephen Miran, conseiller économique de la Maison Blanche, au poste de gouverneur de la Réserve fédérale. Cette désignation, soumise à l’approbation du Sénat, intervient après la démission surprise d’Adriana Kugler, nommée sous l’ère Biden.

Stephen Miran, diplômé d’Harvard et figure de proue de la politique économique trumpiste, occupera ce siège jusqu’en janvier 2026. Le président a salué dans un communiqué son expertise et sa loyauté, tout en laissant entendre qu’un autre candidat pourrait être choisi pour un mandat plus long. La Fed, dirigée par Jerome Powell, compte sept gouverneurs influençant directement les décisions monétaires, un levier que l’exécutif souhaite visiblement maîtriser.

Cette nomination s’inscrit dans une stratégie plus large de reconfiguration de la banque centrale. Donald Trump, critique virulent des taux directeurs élevés, multiplie les pressions pour un assouplissement monétaire, au risque de brouiller la frontière traditionnelle entre pouvoir politique et indépendance de la Fed. Le départ de Jerome Powell, dont le mandat s’achève en 2025, pourrait accélérer ce mouvement.

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. La sénatrice Elizabeth Warren a dénoncé une manœuvre visant à placer des partisans inconditionnels à des postes sensibles, au détriment, selon elle, de la crédibilité de l’institution. Les auditions au Sénat promettent d’être tendues, opposant les défenseurs d’une Fed autonome aux partisans d’une ligne alignée sur les priorités de l’administration.

Cette évolution survient alors que l’économie américaine montre des signes de fragilité, entre ralentissement de l’emploi et incertitudes liées aux mesures protectionnistes. La nomination de Stephen Miran pourrait marquer un tournant dans la relation entre le pouvoir exécutif et la politique monétaire, avec des conséquences encore difficiles à mesurer pour les marchés.

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