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Faits Divers

Lionel Cardon, figure controversée du grand banditisme, engage un ultime combat derrière les barreaux

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L’ancien criminel, condamné à deux peines de réclusion à perpétuité, refuse désormais toute alimentation pour protester contre le rejet de sa demande de libération médicale.

Détenu depuis près de quatre décennies, Lionel Cardon a entamé une grève de la faim le 9 juillet dernier. Son avocat a révélé que cette décision fait suite au refus des autorités judiciaires d’accéder à sa requête de suspension de peine pour raisons sanitaires. Atteint d’une bronchopneumopathie chronique obstructive, une pathologie respiratoire sévère, l’homme ne disposerait plus que de 30 % de ses capacités pulmonaires.

La juridiction d’application des peines de Tarbes avait initialement rejeté sa demande en mai, une décision confirmée en appel début juillet. Incarcéré à Lannemezan, l’un des établissements pénitentiaires les plus sécurisés de France, le détenu ne bénéficierait que d’un simple extracteur d’oxygène en cellule, alors que son état nécessiterait selon son conseil une assistance respiratoire permanente.

À 66 ans, son état physique se serait considérablement dégradé ces dernières semaines. Son poids aurait chuté de onze kilogrammes, et son avocat évoque un homme épuisé, dont l’hospitalisation s’imposerait désormais en urgence. Les conditions carcérales, peu adaptées à la gestion d’une grève de la faim, aggraveraient encore la situation.

Condamné à perpétuité pour le meurtre d’un motard de la police en 1983, puis à dix-huit ans de prison pour des prises d’otages commises en 2015, Lionel Cardon a toujours contesté son implication dans l’assassinat d’un couple de médecins à Pessac. Son parcours judiciaire, marqué par des actes de violence et des évasions spectaculaires, en a fait l’une des figures les plus médiatisées du crime organisé français. Aujourd’hui, c’est son état de santé qui place les autorités face à un dilemme humanitaire et sécuritaire.

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