Planète
L’eau dessalée, une bouée de sauvetage pour les agriculteurs marocains
Face à une sécheresse historique, le sud du Maroc mise sur le dessalement pour sauver ses cultures et son économie.
Dans la plaine de Chtouka, au sud d’Agadir, une révolution silencieuse est en marche. Confrontée à une pénurie d’eau sans précédent, la région a trouvé une solution dans le dessalement de l’eau de mer. Cette technologie, bien que coûteuse, est devenue indispensable pour maintenir en vie une agriculture vitale pour l’économie locale.
Les exploitations agricoles, comme celles du groupe Azura, spécialisé dans la production de tomates cerises, dépendent entièrement de cette ressource. Sans elle, des milliers d’hectares de cultures seraient condamnés. La station de dessalement, opérationnelle depuis 2022, fournit quotidiennement des volumes considérables, aussi bien pour l’irrigation que pour l’approvisionnement en eau potable des populations avoisinantes.
Pourtant, cette solution n’est pas sans défis. Le prix élevé de l’eau dessalée limite son accès aux petites exploitations, obligeant de nombreux agriculteurs à se tourner vers des sources traditionnelles, de plus en plus rares. Seules les cultures à haute valeur ajoutée, comme les primeurs destinés à l’export, peuvent absorber ce surcoût.
Malgré ces contraintes, les autorités marocaines voient dans le dessalement un pilier de leur stratégie hydrique. Avec des projets d’extension et de nouvelles stations prévues d’ici 2030, le pays espère sécuriser ses ressources en eau face à un climat de plus en plus aride. Pour les agriculteurs locaux, c’est une question de survie : adapter leurs pratiques ou disparaître.
Les impacts environnementaux, notamment la gestion de la saumure rejetée en mer, font l’objet de vigilance. Mais dans l’immédiat, cette technologie reste la meilleure alternative pour éviter un effondrement économique dans une région où l’agriculture représente une part cruciale des revenus et de l’emploi.
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TOUFOULECAM
11 juillet 2025 at 8 h 44 min
A l’occasion de la visite d’État du président de la République Emmanuel Macron au Maroc, Veolia et le Royaume du Maroc ont signé aujourd’hui un protocole d’accord pour la mise en place d’un partenariat stratégique visant à développer en exclusivité un projet de dessalement d’eau de mer qui sera le plus grand d’Afrique.
Et en France, on se bat pour des bassines.