Planète
Trump enterre la transition écologique : les conséquences climatiques de sa réforme budgétaire
Le nouveau texte budgétaire américain sonne le glas des mesures vertes de l’ère Biden, favorisant les énergies fossiles au détriment des renouvelables.
L’adoption de la loi budgétaire par le Congrès marque un tournant radical dans la politique environnementale des États-Unis. Le président Trump tient ainsi sa promesse de démanteler les dispositifs mis en place par son prédécesseur pour accélérer la transition énergétique. Les crédits d’impôt destinés aux projets éoliens et solaires, autrefois soutenus à hauteur de 370 milliards de dollars, seront largement supprimés. Seuls les chantiers lancés avant 2027 ou dans l’année suivant la promulgation du texte pourront en bénéficier.
Les experts redoutent un effondrement des investissements dans les énergies propres, alors que la demande électrique explose, notamment sous l’effet du développement de l’intelligence artificielle. Sans incitations fiscales, cette croissance risque d’être comblée par les centrales à charbon et au gaz, aggravant les émissions de CO₂. Les rénovations énergétiques des logements subiront le même sort, tandis que les aides au nucléaire et à la capture du carbone seront préservées.
Le secteur automobile n’est pas épargné. Les subventions à l’achat de véhicules électriques disparaîtront dès 2025, et les infrastructures de recharge ne seront plus soutenues après juin 2026. Une décision qui pourrait handicaper l’industrie américaine face à la domination chinoise sur ce marché. Pire encore, les constructeurs ne seront plus sanctionnés s’ils ignorent les normes d’efficacité énergétique, ce qui risque de relancer la production de modèles polluants.
En revanche, les entreprises pétrolières et gazières voient leurs avantages consolidés. Les subventions aux énergies fossiles restent intactes, et une disposition clé visant à réduire les rejets de méthane – un puissant gaz à effet de serre – est purement supprimée. Le texte facilite aussi l’exploitation minière et pétrolière dans des zones protégées, comme certaines terres sauvages de l’Alaska.
Cette réforme, qualifiée de « grande et belle loi » par Trump, consacre un net recul dans la lutte contre le réchauffement climatique. Alors que les scientifiques alertent sur l’urgence d’agir, les États-Unis semblent faire marche arrière, au risque de compromettre leurs engagements internationaux en matière écologique.
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