Économie
Wall Street joue la prudence, le pétrole et la dette freinent l’élan
La Bourse de New York a démarré la semaine sans direction claire, coincée entre un marché de l’emploi qui se fissure et des taux obligataires toujours…


La Bourse de New York a démarré la semaine sans direction claire, coincée entre un marché de l’emploi qui se fissure et des taux obligataires toujours plus tendus. Les investisseurs parient désormais massivement sur une Fed qui ne touchera plus à ses taux.
La séance s’ouvre dans le flou. Le Dow Jones recule de 78,27 points, soit 0,15%, à 51 098,69 points, tandis que le S&P 500 gagne 0,08% à 7 728,78 points et le Nasdaq Composite 0,16%, soit 43,06 points, à 27 233,93 points. Rien de spectaculaire, donc, mais un équilibre fragile qui traduit surtout l’attentisme des opérateurs.
Le rapport sur l’emploi américain publié vendredi a douché les espoirs de reprise franche. La création de postes a chuté bien plus fortement que prévu, un signal que les marchés ont immédiatement digéré. D’après les données LSEG, ils sont désormais 78% à parier que la Réserve fédérale maintiendra ses taux lors de sa prochaine réunion, fin octobre. Autrement dit, l’idée d’un nouveau tour de vis semble écartée du scénario dominant.
Reste que le tableau n’a rien de rassurant. Le rendement des obligations du Trésor à dix ans s’affiche à 5,3025%, nourri par les doutes sur la santé des finances publiques, l’ampleur des émissions de dette et la flambée des coûts de l’énergie. Le Brent se négocie à 101,68 dollars le baril et le brut léger américain à 89,72 dollars. Sans avancée diplomatique pour éteindre le conflit au Moyen-Orient et sans autre moteur à l’horizon, cette tension pousse les investisseurs à la retenue.
Du côté des valeurs, les mouvements sont marqués. Intel lâche 2,6% et marque une pause dans l’élan du secteur technologique. À l’inverse, Cerebras bondit de 7,2%, porté par les propos de Sam Altman, le patron d’OpenAI, qui a qualifié le fabricant de puces de « partenaire proche ». PTC s’envole de 35,9% après l’annonce de Schneider Electric, qui rachète l’intégralité du capital de ce spécialiste américain des logiciels industriels, sur la base d’une valeur d’entreprise de 22,6 milliards de dollars. À Paris, Schneider Electric paie ce mouvement en cédant 9,9%.
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