Économie
Veynes, l’étoile ferroviaire oubliée qui mise sur les JO pour renaître
Alors que les Jeux olympiques d’hiver de 2030 approchent, la commune alpine de Veynes espère un renouveau pour son patrimoine ferroviaire en déclin. Entre promesses politiques et réalités territoriales, le doute persiste quant à l’héritage concret laissé aux habitants.
Au cœur des Hautes-Alpes, Veynes incarne le paradoxe des territoires ruraux confrontés à la désertification des services publics. Cette commune de 3 200 habitants, autrefois baptisée « Veynes-la-cheminote » en raison de son rôle historique dans le réseau ferré national, voit aujourd’hui son patrimoine ferroviaire se déliter. La fermeture récente du guichet SNCF et la transformation de l’ancien Buffet de la gare en épicerie associative symbolisent ce recul progressif.
Pourtant, l’annonce d’un plan d’investissement de 520 millions d’euros pour moderniser les infrastructures ferroviaires en prévision des Jeux olympiques de 2030 a ravivé certains espoirs. Les autorités régionales et nationales promettent une transformation majeure des mobilités, avec notamment une réduction des temps de trajet entre Marseille et Briançon et la création de pôles multimodaux. Selon elles, cet événement planétaire constituerait une opportunité unique de doter le territoire d’un héritage pérenne.
Les habitants et les associations locales accueillent ces déclarations avec une prudence mesurée. Le collectif Mobil’Hautes-Alpes, qui milite pour le développement des alternatives à la voiture individuelle, rappelle qu’une enquête de 2021 révélait que 82% des Hauts-Alpins souhaiteraient utiliser d’autres modes de transport s’ils étaient disponibles et adaptés. Les carences actuelles du service ferroviaire – correspondances inadaptées, horaires disjoints, fermeture de gares – limitent considérablement son usage au quotidien.
À Veynes, carrefour ferroviaire stratégique où convergent les lignes de Marseille, Briançon, Grenoble et Valence, les employés SNCF constatent au quotidien les effets de ce sous-investissement chronique. La prochaine fermeture pour un an d’une des trois voies de croisement, jugée non conforme, illustre les difficultés persistantes. Cette situation affecte directement la fluidité du trafic et la qualité du service offert aux usagers.
Les craintes portent également sur le calendrier serré de la mise en concurrence des lignes locales, prévue pour fin 2029, soit quelques mois seulement avant le début des Jeux. Cette réforme, dont l’attribution est imminente, suscite des interrogations quant à la continuité et à la qualité du service pendant cette période cruciale.
Si les promesses olympiques laissent entrevoir la possibilité de trains supplémentaires permettant aux actifs de rejoindre Gap avant 8 heures du matin, beaucoup redoutent que ces améliorations ne soient que temporaires. La question centrale reste celle de l’après-Jeux et de la pérennisation des investissements consentis. Pour les défenseurs du rail, l’enjeu dépasse la simple organisation événementielle. Il s’agit de garantir que l’étoile ferroviaire de Veynes retrouve son rayonnement et rende service, durablement, aux populations qui habitent ces territoires enclavés.
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