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Une mère jugée pour la mort de deux nourrissons retrouvés dans son congélateur

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_**Le procès s’est ouvert jeudi devant la cour d’assises du Vaucluse. L’accusée, âgée de 44 ans, nie toute intention de donner la mort.**_

Une femme de quarante-quatre ans comparaît depuis ce jeudi devant la cour d’assises du Vaucluse. Elle est accusée d’avoir provoqué la mort de deux de ses nourrissons, dont les corps ont été découverts dans son congélateur après plusieurs années. La prévenue, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a d’emblée contesté les faits qui lui sont reprochés, affirmant d’une voix posée ne pas reconnaître les charges de meurtre.

Selon les éléments de l’enquête, le premier enfant, âgé de quelques jours au moment des faits, serait décédé à la suite d’une chute dans un escalier, selon les déclarations initiales de la mère. Cette version a toutefois été mise en doute par les investigations et par le témoignage de l’une de ses filles. Concernant le second nourrisson, l’accusée affirme avoir accouché par surprise, sans avoir conscience de sa grossesse. Elle indique ne pas avoir sectionné le cordon ombilical, ce qui aurait entraîné l’asphyxie du nouveau-né.

La défense de la prévenue, assurée par Maître Charlotte Brès, soutient que sa cliente réfute toute volonté homicide. L’avocate insiste sur le fait que sa cliente n’a pas provoqué intentionnellement le décès des deux enfants. Un point central de l’affaire demeure l’absence d’appel aux secours après chacun des décès, ainsi que la conservation des corps dans un congélateur domestique pendant près de quatre années. La révélation de ces faits est intervenue après qu’un proche de la famille, alerté par des confidences, a contacté les forces de l’ordre.

À l’ouverture des débats, les bancs de la partie civile réunissaient les trois filles aînées de l’accusée, présentes et unies, ainsi que les pères des deux nourrissons décédés. L’un d’eux a découvert sa paternité au cours de l’instruction. La prévenue a évoqué des conditions de détention éprouvantes, marquées par des menaces de la part d’autres détenues. Elle ne reçoit régulièrement la visite que de ses parents, sa plus jeune fille ne s’étant rendue à la maison d’arrêt que très rarement durant sa détention provisoire.

Cette affaire rappelle d’autres procès ayant défrayé la chronique, notamment celui de Véronique Courjault, condamnée en 2009 pour des faits similaires. Les débats se poursuivent devant la cour d’assises.

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