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Une frappe meurtrière sur une école iranienne au cœur des tensions régionales

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Les images d’un missile frappant une base navale près d’un établissement scolaire à Minab relancent les interrogations sur les circonstances d’un bombardement ayant causé de nombreuses victimes, dont des enfants, au premier jour du conflit.

Une vidéo diffusée par une agence de presse iranienne et authentifiée par un grand quotidien américain montre l’impact d’un missile de croisière de type Tomahawk sur une installation militaire située à proximité immédiate d’un bâtiment scolaire dans la ville de Minab, dans le sud de l’Iran. Cet engin est exclusivement utilisé par les forces armées des États-Unis dans le cadre des opérations en cours. L’attaque, survenue le 28 février, a visé une zone abritant des infrastructures des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime.

Les autorités iraniennes affirment que cette frappe a provoqué la mort de plus de cent cinquante personnes, parmi lesquelles de nombreux écoliers. Un organisme des Nations unies a fait état d’un bilan de 168 élèves décédés, majoritairement des filles âgées de sept à douze ans. Ces chiffres n’ont pas pu être confirmés de manière indépendante. Les funérailles de nombreuses victimes ont été montrées par la télévision d’État.

L’analyse géospatiale des images disponibles confirme la localisation des faits. Le bâtiment touché, orné de fresques représentant des enfants, se trouve à quelques centaines de mètres seulement d’une clinique et d’un complexe culturel gérés par les Gardiens de la révolution. La ville de Minab occupe une position stratégique à proximité du détroit d’Ormuz, voie maritime cruciale pour les exportations d’hydrocarbures.

Les réactions internationales et les démentis se sont multipliés dans les jours suivant l’événement. Le président américain a rejeté toute responsabilité de son pays, pointant du doigt l’Iran et évoquant une imprécision des tirs de ce dernier. Le département de la Défense a pour sa part annoncé l’ouverture d’une enquête, tout en maintenant que les forces américaines ne ciblent jamais délibérément des civils. L’armée israélienne a déclaré ne pas avoir connaissance d’une frappe menée par elle-même ou par son allié sur ce site spécifique.

À Genève, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a exprimé l’espoir que l’enquête américaine soit menée avec célérité et transparence. Une organisation non gouvernementale de défense des droits humains a indiqué mener ses propres investigations sur l’identité des victimes présumées parmi les élèves, estimant qu’environ cent soixante-dix enfants se trouvaient dans l’établissement au moment des faits. Cette même source avance que la cible réelle des frappes était les installations militaires voisines, une affirmation qui n’a pas pu être corroborée de source indépendante.

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