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Un projet de pôle santé paralysé par une parcelle de dix mètres carrés

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_**À Falicon, dans les Alpes-Maritimes, la construction d’un équipement médical attendu par la population est suspendue à la cession d’une infime portion de terrain, révélant les lourdeurs d’un imbroglio administratif.**_

L’avenir d’un nouveau centre de soins, destiné à renforcer l’offre médicale de la commune, se trouve dans l’impasse. Le projet, porté par trois médecins généralistes et validé par le conseil municipal au printemps dernier, prévoit l’édification d’un bâtiment de trois cents mètres carrés. Cette structure doit accueillir un cabinet regroupant plusieurs praticiens, complété par des logements et un parking souterrain, pour un investissement global de neuf millions d’euros.

L’obstacle ne tient pourtant pas à des considérations financières ou techniques, mais à une question de propriété foncière. Le terrain communal retenu pour l’opération inclut en effet une micro-parcelle de dix mètres carrés, ainsi qu’un poste de transformation électrique, qui appartiennent à la métropole Nice Côte d’Azur. La municipalité avait anticipé cette contrainte en finançant le déplacement provisoire de l’équipement et en prévoyant son intégration future dans la nouvelle construction. La cession de cette parcelle enclavée, pour un euro symbolique, était considérée comme une formalité.

Cette étape administrative, en apparence anodine, s’est transformée en blocage. Lors de la dernière séance du conseil métropolitain, la délibération nécessaire a été retirée de l’ordre du jour. Les services de la métropole invoquent un vice de procédure, lié à l’absence de transmission dans les délais d’un document attestant de la désaffectation du site par le gestionnaire du réseau électrique.

La collectivité territoriale assure que le dossier sera réexaminé lors de sa prochaine assemblée. Cette annonce ne suffit pas à apaiser les inquiétudes des porteurs du projet, qui déplorent des retards cumulés sur près de quatre ans. Le promoteur souligne que toutes les difficultés, y compris l’obtention de trois permis de construire successifs, avaient été surmontées, pour finalement buter sur ce dernier formalisme. L’attente se prolonge, laissant en suspens la concrétisation d’un équipement public jugé essentiel pour les habitants.

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