Faits Divers
Un procès aux assises pour le meurtre d’une jeune mère
L’accusé, un ouvrier agricole, reconnaît les faits mais invoque un jeu sexuel qui aurait mal tourné, niant toute intention de tuer.
L’audience s’est poursuivie ce mercredi devant la cour d’assises. L’homme placé dans le box des accusés a maintenu sa version des événements survenus dans la nuit du 23 octobre 2022. Il a décrit une rencontre fortuite en discothèque avec la victime, Justine Vayrac, âgée de vingt ans. Après avoir quitté l’établissement ensemble, les deux jeunes gens se seraient rendus à son domicile.
L’accusé affirme qu’un rapport sexuel consenti a alors eu lieu. C’est à ce moment, selon ses déclarations, qu’il aurait posé ses mains sur la gorge de la jeune femme. Il a soutenu devant la cour avoir agi « par plaisir », un geste qu’il dit pratiquer habituellement, mais avoir cette fois-ci « serré trop fort ». Il a insisté sur le caractère accidentel de l’issue fatale, répétant à plusieurs reprises qu’il n’avait « pas voulu cela ».
Interrogé sur les suites données à son acte, l’homme a relaté des faits avec une froideur remarquée. Il a décrit avoir transporté le corps sans vie sur l’exploitation agricole où il travaillait, puis avoir creusé une fosse à l’aide d’un engin avant d’y déposer la dépouille. Il est ensuite retourné chez lui pour nettoyer les lieux et brûler les effets personnels de la victime.
Les éléments matériels de l’enquête semblent toutefois contredire en partie ce récit. L’autopsie a établi que la cause du décès était une asphyxie mécanique. Une ficelle bleue nouée autour du cou de la jeune femme a été retrouvée, ce que l’accusé nie avoir utilisée. Des lésions contondantes au visage ont également été constatées, sans qu’il ne puisse fournir d’explication.
Le parquet a par ailleurs relevé qu’après avoir enterré sa victime, l’homme était rentré chez lui et avait partagé sa nuit avec une autre femme rencontrée plus tôt, avec laquelle il a eu des relations. Cette séquence, tout comme la méthodique dissimulation du corps, interroge sur l’état d’esprit du prévenu au moment des faits. Les débats se poursuivent devant les jurés.
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