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Économie

Un nouveau tronçon ferroviaire scelle la coopération entre le Kenya et l’Ouganda

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_**Les chefs d’État des deux nations ont officiellement lancé les travaux d’une extension majeure du réseau, un projet d’envergure dont le financement a été repensé après des années de difficultés.**_

Les présidents William Ruto et Yoweri Museveni ont conjointement donné le coup d’envoi des travaux d’extension de la ligne à écartement standard. Cette cérémonie s’est tenue à Kisumu, dans l’ouest du Kenya, marquant une étape significative dans la matérialisation de ce corridor de transport régional. L’objectif est de relier le port de Mombasa au réseau ougandais, une ambition longtemps reportée.

Le projet initial, réalisé entre 2013 et 2019 avec un financement substantiel de la Chine, avait déjà connecté la côte à Nairobi puis à Naivasha. Son extension vers la frontière ougandaise avait toutefois été suspendue, Pékin ayant gelé de nouveaux prêts. Le Kenya, fortement endetté pour la construction de la première phase, consacre désormais des sommes considérables au service de cette dette, dépassant largement les revenus actuels générés par l’exploitation ferroviaire.

Face à ces défis financiers, Nairobi a adopté une nouvelle approche pour cette phase cruciale. Le gouvernement kényan a indiqué qu’il ne recourrait pas à de nouveaux emprunts bancaires chinois. Le financement reposera sur des mécanismes internes, notamment une future taxation du fret, bien que des entreprises de construction chinoises restent impliquées dans les travaux. Le coût total de l’ensemble du projet ferroviaire est estimé à plusieurs milliards d’euros.

Les autorités mettent en avant les retombées économiques attendues. Le président Ruto a évoqué une catalyse de la croissance, la création d’emplois, une réduction de la congestion sur les routes et la consolidation de la position du Kenya comme plaque tournante logistique en Afrique de l’Est. Le calendrier prévoit que la ligne atteigne la frontière commune d’ici à la mi-2027. Cette réalisation est perçue comme un pilier essentiel de l’intégration économique régionale entre les deux pays.

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